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Le nouvel obs se penche sur le deuxième texte de loi qui était présenté hier au conseil des ministres. Il vise à gérer l'immigration avec l'instauration de quotas et autres mesures concoctées avec amour par M. Sarkozy.
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"la première condition à remplir pour pouvoir être admis au séjour dans notre pays, c'est d'en respecter toutes les règles et toutes les valeurs".
Voilà qui est dit, à croire, selon le ministre de l'intérieur que les immigrés de France qui ont été régularisés jusqu'ici n'avaient pas compris cela.
Saluons la création d'une nouvelle carte de séjour, elle s'appelle "compétences et talents" . Sa durée est de trois ans renouvelable. Elle cible bien entendu les étrangers hautement qualifiés (scientifiques, informaticiens, artistes), vous savez ceux qu'on ne veut pas voler aux pays pauvres.
Les meilleurs étudiants étrangers recevront une autorisation de travailler pendant une période d'un an qui sera renouvelable s'ils vont au-delà du mastère.
On a du mal à voir en quoi M. Sarkozy veut empêcher la fuite des cerveaux des pays en voie de développement vers la France comme il l'avait si bien dit.
Pour les autres, les travailleurs, c'est bien évidemment un autre son de cloche.
Un étranger qui aura la chance d'être titulaire d'un contrat de travail en France pourra se voir octroyer une carte de séjour d'un an.
Mais attention, elle sera retirée en cas de rupture de son contrat, y compris si celle-ci est à l'initiative de son employeur. Autant acheter un aller-retour le jour ils décrochent un contrat de travail, au moins ce sera fait.
Le terme "quotas" est récusé par le Premier ministre Dominique de Villepin et par le président Jacques Chirac.
Cependant, le texte stipule que le gouvernement présentera chaque année au Parlement un rapport sur les orientations de la politique d'immigration, avec des "objectifs quantitatifs annuels" pour les délivrances de titres de séjour et de visas.
Les premiers objectifs quantitatifs prévisionnels seront présentés en juillet.
Et dire que M. Sarkozy est du genre à appeler un chat, un chat...
Le projet de loi s'attaque aussi au regroupement familial, qui a concerné 25.000 personnes en 2004, en durcissant les critères de revenus et de conditions de logement. Si les étrangers veulent venir travailler en France, il faudra assumer la solitude, sinon c'est pas la peine...
Ce n'est évidemment pas tout, pour les couples mixtes, Il faudra également justifier de quatre ans de mariage, contre deux actuellement, pour demander la nationalité française.
Au coeur de son projet de loi, Le ministre de l'intérieur signe la création d'un "contrat d'accueil et d'intégration" (CAI). Pour obtenir une carte de résident de dix ans, il faudra d'abord maîtriser le français, mais apprendre à connaître et à respecter les "valeurs de la République".
Pour les réfugiers politiques et autres statuts, les choses changent aussi, à présent les régularisations humanitaires sont annoncées comme toujours "possibles", mais au cas par cas.
Si vous voulez vous intéresser un peu plus à la question, je vous propose de comparer les propositions de Nicolas Sarkozy et celle qui avaient été faites par Malek Boutih avant d'être jetées aux ordures par le PS. Il y des similitudes troublantes...
Exemple:
" Les candidats retenus auront une préparation à l'immigration durant un trimestre avant leur arrivée, au cours duquel leur seront dispensées une formation linguistique minimum ainsi que des informations sur le pays et la région d'accueil. Une préformation professionnelle sera effectuée sous la responsabilité et avec le financement des entreprises concernées ou de leur syndicat professionnel."
Rapport de M. Boutih sur la régulation de l'immigration en France
Pour la suite :
http://meschroniques.over-blog.com/article-1326942.html
Je continue à penser que M. Boutih méritait plus d'attention à ce sujet, encore faut-il que la gauche accepte de se mouiller face à ce problème sans avoir peur d'être critiquée... Elle l'est déjà de toute façon!
Merci,
La chroniqueuse