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L'évacuation du squat de Cachan ne sera pas passée inaperçue, depuis des familles entières et REGULARISEES attendent un logement décent et sécurisé.
Ce qui m'a d'abord troublée le jour de l'évacuation, c'est le nombre de journalistes présents. Mme Royal a d'ailleurs donner son avis sur la question :
"Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France".
Je suis assez d'accord avec cela. Etait-ce le scoop de l'année? Les présentateurs des JT se gausaient presque de voir fermer le plus grand squat de France. Et toujours ce zoom sur les petits enfants perdus qui s'accrochent avec toute leur force à la main de leur mère ou de leur père. Bref, on aurait pu avoir, encore une fois, un traitement de l'information plus...classe?
Revenons tout de même sur l'affaire, en 2003, M. Le Bouillonnec, maire de Cachan et député du Val de Marne, avait alerté les autorités sur l'insalubrité des locaux de la cité U afin que des mesures soient prises.
"J'ai pris l'initiative, en septembre 2003, d'alerter les autorités concernées (Préfet, Recteur et direction du CROUS), pour que des solutions appropriées soient mises en oeuvre."
"Le rectorat de Créteil a saisi la justice et une ordonnance d'expulsion a été rendue par le tribunal administratif en avril 2004."
Depuis le maire se justifie :
"Nous regrettons donc qu'après la tentative interrompue d'évacuation étage par étage, "protocole d'évacuation concertée" n'est pas été signé. Cette dernière solution, à laquelle j'avais accepté d'apporter ma signature, nous semblait offrir les garanties de la plus large prise en compte des intérêts des personnes concernées."
En fait, il y avait différentes manières de gérer le problème, une plutôt douce, à base de concertation et de volontariat et l'autre un peu plus brusque, celle qui l'a emporté aux yeux du gouvernement.
Certains squatteurs décident donc de boycotter les chambres d'hotel proposées par la prefecture et ont été invités à se réfugier dans le gymnase de Cachan après avoir passé deux nuits dehors.
Le 18 août :
"Les négociations entre les représentants des squatteurs et les services de la Préfecture étant dans l'impasse, la Ville de Cachan a décidé de mettre à disposition, à 20 heures ce soir, dans un souci humanitaire, le gymnase Belle Image, afin que les personnes évacuées du squat puissent dormir à l'abri.
Cette solution est bien entendu provisoire."
Aujourd'hui les familles se trouvent toujours dans le gymnase. les discussions sont officiellement encore en cours.
"Au cours de ces discussions, le Maire et les délégués des squatteurs ont examiné les propositions formulées par la Préfecture concernant l'hébergement des occupants et l'application des dispositifs relatifs au logement et à l'examen des titres de séjour. Indépendamment de ces deux points, qui relèvent de la compétence exclusive de l'Etat, la discussion a porté sur des propositions spécifiques à l'aide alimentaire offerte par le Conseil général du Val-de-Marne aux hébergés après leur départ du gymnase et à la mise en place d'une cellule de suivi permettant l'accompagnement de chaque personne dans les dispositifs de relogement et l'examen des situations." Ce qui pose problème aux élus de Cachan, c'est le désengagement clair de l'état dans cette affaire. Attendons donc de voir ce que l'avenir réserve à ces familles qui ne demandent que le minimum vital exigé par nous tous, des logements à leur portée dans lesquels leurs enfants pourraient grandir en toute sécurité. Le fait est que les médias en parlent de moins en moins, l'effet du sensationnel passé, ils préfèrent nous rappeler tous les jours que la rentrée approche ou qu'elle a déjà eu lieu pour certains et qu'il faut absolument acheter des fournitures scolaires...Du vrai scoop quoi... Merci, La chroniqueuse