L'actualité Politique en France : Les émeutes,le racisme,la crise, le chômage, l'impunité policière croissante, les discriminations,N. Sarkozy,JM Le Pen, ...
De nouvelles violences ont eu lieu il y a quelques jours dans la banlieue parisienne, à Montfermeil près de Clichy-sous-bois, rappelant de mauvais souvenirs à beaucoup d'entre nous.
Plusieurs versions s'affrontent encore au sujet de cette affaire. Le problème c'est que l'on ne sait pas ce qui s'est réellement passé. Les journalistes français ont vraissemblablement du mal à arriver à une conclusion satisfaisante. Ce qui est clair, c'est que cette émeute visait le maire de la commune, celui-là même qui voulait faire en sorte, par le biais d'un arrêté, que les jeunes ne se regroupent pas en étant plus de trois.
Cependant, il s'avère que ce n'était pas la seule raison. Les évènements se seraient enchaînés à la suite d'une perquisition judiciaire qui se serait mal terminée. Dans cette version des faits, ce serait le comportement des policiers qui n'aurait pas été très "diplomate". Des témoins affirment qu'ils auraient baissé le pantalon de l'interpellé devant ses amis et sa mère pour l'humilier. Celle-ci se serait insurgée devant cet acte et a d'ailleurs fini par être arrêtée à son tour. C'est ce qui semble avoir été l'étincelle des échauffourées entre les jeunes et les policiers qui ont duré plusieurs jours.
Le résultat reste très décourageant en tout cas en ce qui concerne le contrôle de la violence dans les banlieues dont la responsabilité incombe à notre ministre de l'intérieur.
Celui-ci n'en démord pourtant pas au sujet de ces jeunes de banlieues lorsqu'il s'est adressé à ses hommes :
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"Plus de 100 voyous vous ont pris à partie, cagoulés et armés".
"Face à une telle détermination, on ne peut nier l'évidence: il y avait préméditation".
Selon M. Sarkozy, ce n'est pas l'interpellation "très musclée" de la mère de famille, lors de la fameuse perquisition policière à la cité des Bosquets, qui serait à l'origine de ces affrontements.
"en luttant contre la délinquance, on a dérangé des voyous".
Il a une image assez systématique et pour le moins catégorique des banlieues :
"Ce serait facile d'avoir la paix, d'obtenir le calme dans les cités: il suffit de laisser les voyous vivre de leurs trafics".
"l'attitude de passivité adoptée par le passé" relève d'après lui de la "lâcheté".
Lui qui est courageux, promet qu'il réussira lui et son armée de bleus à changer la donne :
"Je ne laisserai pas mettre la pagaille, nulle part sur le territoire de la République",
"vous devez continuer à lutter contre la délinquance, on va mettre le paquet",
"les Français demandent la sécurité, les voyous doivent être punis".
Il est biensûr revenu sur son idée d'abrogation de l'ordonnance de 1945 concernant les mineurs et leur statut juridique et a conclu de cette manière :
"Si tant se laissent aller à la violence, c'est qu'ils ont le sentiment de l'impunité, et l'impunité, c'est de la complicité"
En parlant d'impunité, il y en a une qui ne l'inquiète pas du tout mais qui continue de faire peur à beaucoup d'entre nous...
Merci,
La chroniqueuse