L'actualité Politique en France : Les émeutes,le racisme,la crise, le chômage, l'impunité policière croissante, les discriminations,N. Sarkozy,JM Le Pen, ...
Un drame est survenu il y a peu de temps malgré une couverture médiatique minimale. Un choix de la part des médias à vouloir faire d'un meurtre raciste un simple fait divers. Cependant, alors que la police, elle, dit ne pas être certaine d'un mobile raciste ou non, soi disant faute de témoins, des journalistes, eux après deux trois jours se sont enfin intéressé à l'affaire et ont réussi à en trouver et pas qu'un peu. Plusieurs d'entre eux ont été interviewés et ont bien confirmé ce que la police française a du mal à voir.
Pourquoi une telle incohérence de la part des fonctionnaires depolice?
Les journalistes essayent-ils, avec prudence ceci dit, de faire un coup médiatique à partir d'une affaire de quartier?
Après tout, ils ont déjà réussi à déformer l'information, ce ne sera pas la première fois.
Récapitulons les faits:
Chaïb Zehaf, 40 ans, un père de famille de trois enfants, se fait tirer dessus à la sortie d'un bar, samedi soir, après y avoir vu un match de football. La police suppose d'abord qu'il s'agit d'un banal réglement de compte de comptoir. Elle prétendait jusqu'à hier, qu'il n'y avait pas assez de témoins pour étayer la piste d'un crime à caractère raciste.
Cependant, plusieurs témoins dont le cousin de la victime qui a lui même été blessé, affirme que l'assassin l' avait insultée de "sale arabe" avant de tirer. A-t-il été interrogé?
Un autre témoin, selon le nouvel obs : "Sid Ali B., 19 ans, a expliqué à quelques journalistes, sur les lieux mêmes du drame, comment samedi soir alors qu’il venait retirer un DVD à un distributeur de vidéo situé à cinquante mètres de la sortie de la brasserie, il avait entendu des coups de feu."
"L'homme criait 'sales arabes', 'race de merde'".
"Il a vu alors Chaïb sauter sur l’homme armé et basculer à terre avec lui. Dans la bagarre le tireur a fait feu sur Chaïb, qui a tenté de se relever mais a reçu alors une nouvelle balle à bout portant, sans doute dans la tête, et s’est effondré. Selon Sid Ali B."
"l’homme continuait à crier sa haine contre les arabes en s’éloignant de sa victime, son arme à la main."
Ce qui est aussi étrange c'est que bien que la police soit intervenue rapidement, elle n'ait pas sue où se diriger pour comprendre ce qui s'était en fait passer.
Toujours dans le nouvel obs, Sid Ali B. raconte :
"Ils ont cru que c’était moi qui avais tiré. C’est moi qui leur ai désigné le tireur qui redescendait la rue pour qu’ils l’interpellent. Ils m’ont emmené à l’hôtel de Police où ils m’ont interrogé. Mais j’étais sous le choc de la mort de Chaïb près du corps duquel ils m’ont laissé longuement avant que je leur demande de m’en éloigner. Ils me disaient de me taire sinon ils me mettaient en garde à vue. Je n’ai alors rien dit de ce que j’avais entendu. C’est lorsque j’ai vu que la justice disait que ce n’était pas un crime à caractère raciste que j’ai décidé de parler aux journalistes, comme je souhaite maintenant être à nouveau entendu par les enquêteurs pour dire toute la vérité".
Et pourtant, malgrè tous ces éléments : "A l’issue de l’audition des premiers témoins le procureur de la République de Lyon, Xavier Richaud avait déclaré à la presse qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre Jean Marie Garcia du chef de circonstances aggravantes de racisme dans sa mise en examen pour homicide volontaire." Ben voyons.
C'est très bien et normal de s'offusquer lorsque l'on a affaire à un crime antisémite. S'attaquer à une personne à cause de sa confession religieuse est très grave mais ce n'est pas moins grave de tuer une personne à cause de ses origines.
Merci,
La chroniqueuse