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La Chroniqueuse est ravie de vous accueillir sur ce blog, n'hésitez pas vous aussi à participer en laissant vos commentaires!!!

Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 10:13
Hier, lundi 2 octobre, notre ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire a fortement souhaité  incarner l'homme qui serait en mesure de rassembler tous les Français. J'ai vraiment l'impression que M. Sarkozy commence à être fatigué de cette course à la présidence. Il a fait part à la presse de sa stratégie qui à défaut d'être censée est très claire concernant les voix de l'extrême droite.

"C'est la grande question du Front National, que nous avons contribué à créer dans notre pays en n'assumant pas des valeurs, des idées et une politique que les électeurs nous avaient demandé à l'époque de défendre"
Comprenez donc que les valeurs, les idées et la politique que M. Sarkozy est prêt à défendre sont celles déjà défendues par J.M Le Pen. On ne saurait être plus explicite.
"...si le Front national a pu prospérer (...) c'est parce que nous les avions désespérés tout au long de ces 30 années où nous n'avions pas réussi à affirmer une politique assez forte."
"Nous n'avons pas à nous incliner devant la pensée unique sur un certain nombre de sujets".
Le concept de la "pensée unique" ne vous est pas familier?
"L'UMP doit donc s'efforcer de séduire l'électorat du FN".
Voilà, plus de faux semblants, une position claire et assumée à 100 % par le chef de l'UMP.
"Pourquoi voudriez-vous que je m'empêche de parler à un électorat qui était le nôtre ?"
"Pour le bénéfice de qui ? D'une gauche qui s'apprête à gouverner avec un Parti communiste et avec l'extrême gauche la plus ringarde et archaïque d'Europe ?
"
Des propos sans aucune ambiguité qui ont néanmoins été suivis d'une sorte de clin d'oeil aux gens de la gauche mais attention, pas de tous, juste ceux qui sont assez intelligent pour voir que c'est lui qui détient la vérité.
"Ce que les Français de gauche pensent, peut-être que nous, les représentants de la droite et du centre, nous pourrions le faire", en parlant de lutte contre l'insécurité.
Séduire les électeurs FN et les électeurs de la gauche dans la même interview, vous pensiez que ce n'était impensable, et Nicolas Sarkozy fonce dans cette alternative pour le moins inattendue.
"Mais je pense que nous pouvons également récupérer une partie de l'électorat de gauche, parce qu'il y a une partie de la gauche française (...) - et je pourrais même me reconnaître dans ses idées - qui considère que l'ordre n'est acceptable que si c'est un ordre en mouvement".
Qu'est ce que l'ordre en mouvement? Peut-on l'opposé à un certain ordre juste?
"Eh bien cette gauche-là, sincère, elle a toute sa place avec nous. On ne peut quand même pas la condamner à voter pour le Parti socialiste le plus archaïque d'Europe."
Il aime bien le mot "archaïque".
"Eh bien cette gauche-là on peut la récupérer, et pareil pour les catégories populaires".
"En même temps que nous devons être plus courageux sur notre identité (...) nous devons être davantage ouverts sur les nouveaux thèmes."
Il n'y a plus vraiment de réelle cohérence dans son discours.
"Nous ne pouvons pas nous couper de pans entiers de la société. Nous devons être beaucoup plus offensifs sur des thèmes qui n'appartiennent pas à la gauche".
Les thèmes qu'il voudrait souffler à la gauche ce sont ceux-ci :
l'Europe.
Le temps de travail: Abrogation de la loi sur les 35 heures, le nombre d'heures sups qu'il voudrait illimité avec en plus la possibilité de travailler le dimanche.
Le pouvoir d'achat.
La famille.
Les discriminations: Instauration de la discrimination positive.
Les droits des homosexuels: Il propose un nouveau "contrat d'union civile", nouvelle version du PACS actuel mais en aucun cas il n'est pour le mariage des homosexuels ni pour le droit à l'adoption.
La situation des fonctionnaires: sur lesquels on ne peut "pas avoir comme seul discours qu'il y en a trop", ou les "patrons voyous".
Technique grossière de "je dis tout ce qui peut faire plaisir aux gens", qu'ils soient d'extrême droite ou d'extrême gauche, qu'ils soient patrons ou fonctionnaires. Le populisme en action c'est ça:

Quand un patron part avec un "golden parachute", a-t-il souligné, "alors qu'il s'est trompé à la tête de son entreprise, je considère que ce n'est pas normal, que ce n'est pas raisonnable et je n'ai aucune raison de faire ce cadeau à la gauche, de caricaturer nos idées parce que nous aurions des pudeurs dans les expressions que nous utiliserions."

Je ne saisis pas vraiment lle rôle qu'a pu jouer la pudeur dans l'histoire des parachutes à la J2M
...

"C'est ça la rupture que j'appelle de mes voeux".

Merci,
La chroniqueuse.



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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 12:36
Après bien des déboires, me voilà de retour pour enfin commenter l'actualité politique qui fut très mouvementée en ce mois de septembre.
Je vais commencer cette chronique en tentant d'analyser le discours de Mme Royal  tenu à Vitrolles hier soir. Elle ne s'est pas contentée d'annoncer officiellement sa candidature pour les présidentielles, mais a aussi communiqué les très grandes lignes de sa politique  éventuelle.
"Plus les insécurités quotidiennes et sociales et les précarités gagnent du terrain, plus les Français ont mal en leur France et plus ils s'inquiètent de la pérennité de la Nation, et moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres".
Un constat personnel qui semble bien vide de sens. Elle ne prend toujours pas de risque et là encore joue sur le tableau du non moins célèbre ministre de l'intérieur. Les solutions pour lutter contre cette terrible insécurité qui empêche les Français de s'aimer?
"Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son esprit d'entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la Nation, de l'Etat et de la République".
Croire ne suffit hélas pas, comment agir pour que cette force soit canalisée dans le bon sens?
La jeunesse ne demande qu'à entreprendre, encore faut-il le lui permettre. Elle est férocement touchée par le chômage et la précarité. Non pas parce que l'emploi manque, mais parce que beaucoup d'entreprises rechignent à embaucher.
Depuis 1990, les CDIs ont augmenté de 2 % seulement, les CDD de 60 %, l'intérim, elle, de 130%!
Comment la jeunesse est-elle censée rester motivée avec autant de précarité?
"La France doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui des Français à part entière, quoique toujours exposés aux discriminations".
Entièrement d'accord, mais le problème de la discrimination persiste, comment lutter efficacement contre ce fléau qui est le terreau du repli identitaire et du communautarisme?
Si on lit mon article précédent, on peut voir que les lois qui permettent de combattre les discriminations s'avèrent encore inefficaces...
"Jusqu'à quand parlera-t-on de Français de souche, comme si les autres étaient de feuillage ou de branchage?".
Le terme "Français de souche" est un terme sociologique nécessaire. Je m'explique. Lorsqu'un sociologue fait une étude sur les Français d'origine étrangère, vient forcément le moment de la comparaison. Ce terme devient indispensable pour permettre ce comparatif. Un exemple: si le chercheur s'exprime ainsi dans ses travaux: "les filles d'origine maghrébine ont des notes équivalentes aux Françaises". Cela sous-entend que les filles d'origine maghrébine sont moins Françaises que les autres. Déontologiquement parlant, ça fait tâche. Prenez la même phrase et rajoutez le "de souche", et le problème disparait.
A moins d'interdire les sociologues de faire des études ciblées sur une partie de la population, ce qui serait domageable, il faut bien pouvoir faire une différenciation surtout si la recherche porte sur la discrimination en France.
"Français de souche" n'est ni une insulte ni une valorisation.
"La droite a le toupet d'appeler réforme le démantèlement des protections sociales et l'avènement d'une société du précariat avec le CNE et le CPE".
Bon, ça y est, elle montre les dents. Le CPE n'existe plus heureusement mais le CNE est toujours d'actualité. Si elle veut lutter contre le précariat, il va falloir qu'elle renie son côté blairiste...Si, si...
"Comme disent les rappeurs marseillais d'Iam, (il faut) inventer le futur plutôt que sampler le passé, car bien sûr le monde a changé".
Une référence culturelle française qui mérite d'être notée, c'est sûr que question rap, la qualité est plus du côté d'Iam que de celui de Doc Gynéco!
"Ce dont on a besoin, c'est d'un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d'invention afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun".
Encore une phrase qui ne sert à rien...
"C'est en restant au service des valeurs de justice et de progrès que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et saisir ensemble les opportunités d'une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire comme le meilleur".
Là on peut dire que le discours se corse. Le progrès dans la justice, lutter contre un libéralisme monstrueux mais profiter de la mondialisation pour espérer le meilleur en supportant le pire. De qui se moque-t-on?
"Nous devons incarner l'ambition d'une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire".
Social libéral. C'est un oxymore?Une antinomie?Je sais pas trop...
"Je m'oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit. Je veux une diplomatie du partenariat exigeant, libre dans la parole, parce qu'un allié authentique est quelqu'un à qui on peut dire la vérité".
Est-ce possible?
"Je veux une France juste à l'extérieur de ses frontières, car dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisation, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l'échelle de la planète, de Bagdad à Kaboul ou Guantanamo".
Je suppose que tout le monde est d'accord...Evidemment.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui!
Merci,
La chroniqueuse

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 11:01

Dans le journal Libération, on peut lire un article qui nous explique clairement que la justice n'exécute pas les sanctions qui visent à condamner les discriminations à l'embauche. Force est de croire que les tribunaux ne se sentent pas concernés dans la lutte contre les discriminations et ce, malgré la création de la HALDE qui leur transmet toutes les plaintes.

Je ne vais pas le réécrire ce serait une perte de temps, et qui plus est, il est assez éloquent dans sa forme originale, cependant j'ai tout de même décidé de le diffuser afin de voir ce que vous en pensez.

"Un directeur de la communication de moins de 40 ans pour le conseil général de la Somme. Un chef comptable de moins de 30 ans pour la SNCF. En mars 2005, sept chômeurs, soutenus par l'association de chômeurs Apnée, ont porté plainte pour discrimination par l'âge contre 40 annonces d'emploi impliquant 70 entreprises ­ les sociétés qui embauchaient, mais aussi les cabinets de recrutement et les sites Internet qui diffusaient les annonces : Monster.fr, l'Apec, Cadremploi, Bouygues... En juillet, le parquet de Paris a finalement décidé de classer sans suite vingt de ces plaintes, après un simple rappel à la loi. Les autres plaintes ont été transmises aux parquets de province concernés ; ceux qui ont déjà pris une décision ont aussi choisi d'abandonner toute poursuite.

«BBR». Les plaintes avaient pourtant été transmises au parquet de Paris par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), qui en avait fait un exemple de sa lutte contre la discrimination dans l'emploi. Un secteur, justement, où se concentrent près de la moitié des réclamations pour discrimination faites à la Halde. Dans son rapport d'activité 2005 (1), l'affaire des petites annonces est le «cas n° 8», exemple même de la discrimination par l'âge : «Les articles 225-1 et 225-2 du code pénal prohibent la discrimination lorsqu'elle consiste à refuser d'embaucher ou à subordonner une offre d'emploi à une condition fondée notamment sur l'âge. En l'espèce, les termes utilisés dans les offres d'emploi sont dénués d'ambiguïté et leur usage suffit à caractériser l'intention de discriminer de l'auteur des annonces», écrit la Halde. «En procédant à une transmission au parquet, dont les auteurs des annonces et les diffuseurs ont été informés, la Halde a marqué sa volonté de faire respecter la loi.» Pour le symbole, c'est plutôt raté. Ce n'est pas la première fois que la justice pénale se montre frileuse sur des affaires de discrimination, qu'elle soit liée à l'âge ou à la couleur de peau. Pas la première fois non plus qu'elle désavoue la Halde, pierre angulaire de la lutte contre la discrimination du président Chirac. En juin, déjà, les juges avaient relaxé le groupe d'intérim Adecco, une de ses filiales, Districom, et la multinationale du cosmétique L'Oréal, accusés par l'association SOS Racisme d'avoir procédé au recrutement discriminatoire d'animatrices de supermarché. Un fax avait pourtant été présenté à l'audience où une salariée de Districom demandait à sa maison mère des jeunes filles «BBR» («Bleu-Blanc-Rouge» pour «blanches de peau»). Les animatrices devaient par ailleurs être des femmes, de 18 à 22 ans et de taille 38. Trois critères discriminants que le parquet n'avait pas jugé bon de poursuivre. A l'audience, l'avocat de la Halde avait été sévère envers Districom. Les juges n'avaient pas suivi, mais cette fois le parquet a décidé de faire appel. «Si, dans ce genre de dossier où les faits sont clairement établis, on n'agit pas, que se passera-t-il quand la justice sera confrontée à des cas plus compliqués ?» regrette Jean-François Amadieu, sociologue de l'Observatoire des discriminations et membre du comité consultatif de la Halde. «Cela va alimenter le point de vue des partisans de la discrimination positive : le droit paraît inefficace. Depuis la loi de 2001 (2) , il y a eu peu d'évolution dans le nombre de plaintes et de condamnations.» 
Testing. La Halde, elle, s'efforce de ne pas perdre la face. «Le parquet a tout de même fait un rappel à la loi, les lignes ont bougé, avance son directeur général, Marc Dubourdieu. Il y a un an, les employeurs n'avaient même pas conscience, en inscrivant un critère d'âge dans une annonce d'emploi, de faire quelque chose de grave et pénalement répréhensible. J'ai rencontré certains DRH incriminés et je peux vous dire qu'avoir été entendu par la police a marqué les esprits.» La Halde n'a qu'une peur : que les récentes décisions de justice découragent les futurs discriminés ­ qu'ils soient trop âgés, trop femmes ou pas assez blancs ­ de porter plainte. Elle brandit donc une autre décision de justice de l'été, beaucoup plus réconfortante : la patronne d'un salon de coiffure de Loire-Atlantique a été condamnée à 3 000 euros d'amende, dont 1 500 avec sursis, pour discrimination raciale à l'embauche. Elle avait été coincée après une opération de testing.
SOS Racisme ne partage pas l'optimisme de la Halde. «Le parquet de Nanterre vient de classer sans suite une de nos affaires après cinq ans d'enquête, rapporte Samuel Thomas. Nous attaquions une offre d'emploi interne de Cegetel qui recherchait un "ingénieur électronique informatique-réseau" français, né de parents français, sous prétexte que la maîtrise du cryptage imposait un personnel habilité secret défense. Les parquets ont peu de moyens à disposition pour ces enquêtes, et policiers et magistrats ne sont pas formés. Pour beaucoup de procureurs, il suffit de dire aux gens qu'il ne faut pas discriminer, rien ne sert de les juger. Comme si ces délits ne méritaient pas de sanctions pénales. Sur une affaire de fichage ethnique, un procureur nous a répondu : "Ils ont compris qu'ils ne devraient plus le faire."» 
Dans l'affaire des petites annonces, le motif du classement sans suite par le parquet fait hurler les plaignants : les entreprises ne sont pas poursuivies car elles ont cessé de diffuser les offres incriminées. «Mais les annonces d'emploi sont par nature éphémères ! estime Yves Barraud, chômeur et membre d'Apnée. Il est évident qu'un an après, au moment de l'enquête de police, elles n'étaient plus sur le site ! De plus, Monster.fr a continué de diffuser des annonces d'emploi discriminatoires vis-à-vis de l'âge. Ce qui nous a conduits à déposer une nouvelle plainte à la Halde, le 11 avril, contre 30 nouvelles annonces.» Malaise supplémentaire : Monster.fr est le partenaire choisi par le ministère délégué à l'Egalité des chances d'Azouz Begag pour le lancement, au printemps, d'un portail Internet dédié à la diversité et à l'emploi."
Une chose est donc sûre, le problème des discriminations dans le domaine de l'emploi est toujours d'actualité. Il est temps que les juges assument leurs rôles d'exécuteurs des lois en France ainsi que l'impact qu'ils ont au sein de notre société.
Merci,
la chroniqueuse.
 
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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 10:26

Arnaud Montebourg (Sipa)Arnaud Montebourg a fait coulé beaucoup d'encre ces derniers temps. La première raison, son ralliement à Ségolène Royal qui est toujours incompris des militants de Rénover Maintenant, le mouvement qu'il a créé au sein du PS. Il a bien tenté de se justifier plusieurs fois, son choix reste vécu par certains comme une trahison.

D'une part parce que les militants n'ont pas été consultés, d'autre part, parce qu'ils espèraient tous que lui même entame la course à l'investiture.

Je pense que M. Montebourg était conscient de ses chances d'être choisi comme candidat du parti socialiste, mais que surtout, il s'agit ici d'un homme d'action qui veut réformer. On l'accuse d'avoir bradé ses idées pour l'alliance alors qu'il s'est peut être assuré de pouvoir faire appliquer l'essentiel d'entre elles, lui même. Après tout, il est possible que M. Montebourg soit notre futur premier ministre. Qui sait?

Je doute fort qu'il se soit rallié à Ségolène Royal sans aucune contrepartie. Et comment interpréter ceci:

Elle souhaite instaurer une "démocratie participative" qui donnerait "plus souvent la parole aux citoyens", avec une représentation des Français dans leur diversité, le respect de la parité et le non-cumul des mandats.
"Est-ce que cette réforme va conduire à une VIe République?" s'est-elle interrogée. "Faisons d'abord les choses et nommons-les ensuite".

"Lorsque nous aurons tenu parole, alors nous saurons si oui ou non nous avons su créer la VIe République".

On reproche à Ségolène d'avoir une grande popularité sans idées. Montebourg a les idées mais n'est malheureusement pas connu de tous les Français. Il aurait pu se rallier à M. Fabius, certes, c'est ce qu'attendaient la plupart de ses militants. Cependant, Mme Royal a actuellement trois fois plus de chances d'être élue par le PS comme la candidate présidentielle, enfin selon les derniers sondages qui biensûr sont à prendre avec du recul. (On m'a rappelé que les sondages ne sont pas toujours à prendre au pied de la lettre, et je suis d'accord avec cela...)

Si on n'y regarde de plus près, on peut voir que M. Montebourg aime aller à contre-courant, c'est peut-être cela sa vraie particularité.

Le 21 août dernier, lors de la fête de la rose à Frangy-en-Bresse, le discours qu'il a prononcé était particulièrement véhément à l'encontre du ministre de l'intérieur.

Jugez plutôt :

"la République est menacée dans ses fondements par des dirigeants qui ne respectent pas les êtres humains et qui piétinent l'état de droit".

"Il y a dans cet aventurier sulfureux un anti-républicain, c'est une sorte de Fouché, sinistre ministre de la police de Bonaparte qui se serait mis à faire des courbettes à Monsieur le Pen".

"Un homme qui piétine ainsi l'état de droit ne peut jamais aux yeux de l'opinion française en devenir le garant".

Sauf qu'après cette attaque violente, le lendemain pour être précise, le député socialiste annonce qu'il a écrit à Nicolas Sarkozy à propos d'une Marocaine privée de droit au séjour mais dont le père a combattu pour la France.

Je ne sais pas si la pauvre Majda va réellement obtenir gain de cause. En tout cas, son parrain a même été jusqu'à contacter le "médiateur national en charge de l'harmonisation des critères de régularisation",M. Arno Klarsfeld. Médiateur, qui comme chacun sait est très réputé pour son impartialité.

Merci,

La chroniqueuse

 

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 09:48

L'évacuation du squat de Cachan ne sera pas passée inaperçue, depuis des familles entières et REGULARISEES attendent un logement décent et sécurisé.

Ce qui m'a d'abord troublée le jour de l'évacuation, c'est le nombre de journalistes présents. Mme Royal a d'ailleurs donner son avis sur la question :  

"Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France".

Je suis assez d'accord avec cela. Etait-ce le scoop de l'année? Les présentateurs des JT se gausaient presque de voir fermer le plus grand squat de France. Et toujours ce zoom sur les petits enfants perdus qui s'accrochent avec toute leur force à la main de leur mère ou de leur père. Bref, on aurait pu avoir, encore une fois, un traitement de l'information plus...classe?

Revenons tout de même sur l'affaire, en 2003, M. Le Bouillonnec, maire de Cachan et député du Val de Marne, avait alerté les autorités sur l'insalubrité des locaux de la cité U afin que des mesures soient prises.

"J'ai pris l'initiative, en septembre 2003, d'alerter les autorités concernées (Préfet, Recteur et direction du CROUS), pour que des solutions appropriées soient mises en oeuvre."

"Le rectorat de Créteil a saisi la justice et une ordonnance d'expulsion a été rendue par le tribunal administratif en avril 2004."

Depuis le maire se justifie :

"Nous regrettons donc qu'après la tentative interrompue d'évacuation étage par étage, "protocole d'évacuation concertée" n'est pas été signé. Cette dernière solution, à laquelle j'avais accepté d'apporter ma signature, nous semblait offrir les garanties de la plus large prise en compte des intérêts des personnes concernées."

En fait, il y avait différentes manières de gérer le problème, une plutôt douce, à base de concertation et de volontariat et l'autre un peu plus brusque, celle qui l'a emporté aux yeux du gouvernement.

Certains squatteurs décident donc de boycotter les chambres d'hotel proposées par la prefecture et ont été invités à se réfugier dans le gymnase de Cachan après avoir passé deux nuits dehors.

Le 18 août :

"Les négociations entre les représentants des squatteurs et les services de la Préfecture étant dans l'impasse, la Ville de Cachan a décidé de mettre à disposition, à 20 heures ce soir, dans un souci humanitaire, le gymnase Belle Image, afin que les personnes évacuées du squat puissent dormir à l'abri.

Cette solution est bien entendu provisoire."

Aujourd'hui les familles se trouvent toujours dans le gymnase. les discussions sont officiellement encore en cours.

"Au cours de ces discussions, le Maire et les délégués des squatteurs ont examiné les propositions formulées par la Préfecture concernant l'hébergement des occupants et l'application des dispositifs relatifs au logement et à l'examen des titres de séjour.

Indépendamment de ces  deux points, qui relèvent de la compétence exclusive de l'Etat, la discussion a porté sur des propositions spécifiques à l'aide alimentaire offerte par le Conseil général du Val-de-Marne aux hébergés après leur départ du gymnase et à la mise en place d'une cellule de suivi permettant l'accompagnement de chaque personne dans les dispositifs de relogement et l'examen des situations."

Ce qui pose problème aux élus de Cachan, c'est le désengagement clair de l'état dans cette affaire.

Attendons donc de voir ce que l'avenir réserve à ces familles qui ne demandent que le minimum vital exigé par nous tous, des logements à leur portée dans lesquels leurs enfants pourraient grandir en toute sécurité.

Le fait est que les médias en parlent de moins en moins, l'effet du sensationnel passé, ils préfèrent nous rappeler tous les jours que la rentrée approche ou qu'elle a déjà eu lieu pour certains et qu'il faut absolument acheter des fournitures scolaires...Du vrai scoop quoi...

 

Merci,

La chroniqueuse

 

 

 

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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 10:55

Je suis en vacances dans le sud pour quelques jours, Je reviens très bientôt!

Vous pouvez toujours faire un tour à travers mes anciens articles et  y laisser vos commentaires.

Bonnes vacances à vous tous!


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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 20:24

Toute l'actualité de l'Élection présidentielle 2007

Ségolène Royal est en colère, elle voit rouge. Les raisons? Selon elle, le gouvernement est incompétent, il ne gère pas la crise de la canicule comme il le faudrait, pire il ne fait rien pour lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre.

Il n'y a manifestement pas que M. Sarkozy qui cherche à ratisser large, pour la belle, il y a eu d'abord les homos, ensuite les écolos, on peut se demander qui seront les prochains...

En tout cas, elle n'y va pas avec le dos de la cuillère en ce qui concerne les gouvernements UMP et dénonce même "les incohérences des politiques publiques mises en oeuvre par les gouvernements Raffarin et Villepin, qu?on pourrait aisément qualifier en la circonstance de pompiers pyromanes".

"On doit condamner l'immobilisme gouvernemental". J'ai déjà entendu ça quelque part...

On peut admettre cependant que ses propos ne sont pas dénués de sens. Il est vrai que tout ou presque reste à faire dans ce domaine.

"L'incohérence entre les discours et les actes vient encore d?être illustrée par plusieurs décisions qui constituent une insulte à l?intelligence citoyenne et une négation de la politique par la preuve".

Dans une tribune parue dans le journal Le Monde, elle condamne "les récentes propositions d?allocation de quotas d?émission de CO2 aux différents secteurs industriels pour la période 2008-2012".

"Le gouvernement fait des cadeaux inutiles aux industriels et ce sont les particuliers qui souffrent des canicules à répétition". C'est pas faux, c'est sûr.

Voilà, une attaque de l'opposition dans toute sa splendeur. On voudrait que ce soit plus souvent. Ce ne sont pas les incohérences du gouvernement actuel qui manquent...ou qui ont manqué...

L'été est une période difficile pour les politiciens en campagne présidentielle, certains publient des livres en juillet, d'autres écrivent dans le Monde pour critiquer, à juste titre certes, les gouvernements qui se sont succédés ces dernières années.

J'ai hate de voir le prochain épisode de cette saga...

Merci,

La chroniqueuse

 

 

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 10:37

Je viens de lire l'intervention de M. Jean Marie Bockel, sénateur-maire socialiste de Mulhouse, qui s'est fait remarqué récemment, jouant le solitaire pendant que le PS s'essouffle pour laisser transparaitre un faux semblant d'unité.

Cet ancien ministre a cru utile de donner son avis sur le projet socialiste dans le Figaro. Projet qui avait tout de même réussi à trouver un consensus au sein du parti. Pourquoi je m'intéresse à ces propos? Parce qu'ils m'ont laissée pantoise. Le bonhomme s'est manifestement trompé de parti d'après ce qu'on peut lire :

 "Une fois de plus, la majorité du PS a fait des concessions à sa gauche. Bien que minoritaire, celle-ci donne le ton".

"Nous nous retrouvons dans la culture de la dépense et de la redistribution publiques, alors que les priorités devraient être de moderniser la France, réformer l'Etat et parachever la décentralisation".

En lisant cela, on peut dire de M. Bockel qu'il s'est bel et bien trompé d'orientation politique.

"En ne prenant pas cette direction, le projet handicape d'emblée notre candidat".

Faut-il un candidat de gauche pour le parti principal de la gauche ou un candidat de droite qui veut se faire passer pour un réformateur moderne?

Selon le sénateur : "Pour avoir une chance de l'emporter, il devra se démarquer du projet".

A l'heure ou beaucoup de gens se pleignent que les différences entre la gauche et la droite soient de plus en plus floues, cet homme à le culot de déclarer que si le candidat de la gauche est un temps soit peu trop à gauche, il n'aura aucune chance face à ses adversaires. Je parie pourtant le contraire.

M. Bockel va même jusqu'à prôner l'union avec la droite, en affirmant que c'est le seul moyen de réformer la France.

"pour éviter que le pays ne soit dans la rue dès qu'on engage une réforme difficile mais nécessaire, il faudra, sur des sujets comme la protection sociale, une union entre les forces politiques, comme en Allemagne", vous y croyez-vous? Personnellement, ce type me fait halluciner.

Il s'est d'ailleurs associé au député UDF Christian Blanc et le sénateur UMP Alain Lambert, pour faire un appel en ce sens, le 6 juillet. On peut militer pour des réformes, mais de là à dire qu'elles ne sont pas possibles sans un éventuel partenariat avec les partis de la droite...

Cet appel est un appel à la "modernisation".

"Si la France ne renoue pas avec le dynamisme, le processus d'unification de l'Europe sera stoppé et l'ambition européenne d'une société solidaire dans une économie de marché réduite à néant." Oui, "solidaire" et "économie de marché" dans la même phrase...

Il encourage Ségolène Royal a suivre la même voie que lui, elle "doit être clairement une candidate de la gauche moderne à la manière d'un certain nombre de sociaux-démocrates européens qui ne plaisent pas à la gauche du PS. Je pourrais la soutenir, dans ces conditions, de manière claire et nette" dit-il.

Oui, il y a bien diverses gauches, mais il est temps que le PS rassemble ses forces pour envisager la possibilité d'une victoire en 2007. Le projet socialiste applicable ou non, trop onéreux ou non, reste le produit de l'union.

Merci,

La chroniqueuse.

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 22:54

 Français d'origine marocaine, Mohamed Razane, 37 ans, a été éducateur spécialisé auprès des jeunes en difficulté. Aujourd'hui chômeur et écrivain vivant en Seine-Saint-Denis, il a choisit d'écrire sur la banlieue avec son premier roman Dit violent.

"2006, la banlieue entre en littérature" écrit Elsa Vigoureux dans le nouvel obs. Un phénomène qui mérite de l'attention selon moi.

Mohamed Razane fait parti de ces auteurs issus de l'immigration mais nés en France qui prennent la plume pour mettre en pièce les idées reçues.

On peut faire référence à Ahmed Djouder avec sa Désintégration mais aussi à Karim Amellal avec ses Cités à comparaître.

En tout cas si la curiosité vous pique, profitez des vacances pour découvrir cette "nouvelle vague littéraire".

"Le jeune Mehdi est champion de boxe thaïe d’Ile-de-France. Il vit, ou plutôt survit, en banlieue avec sa mère, femme de ménage dans des bureaux à la Défense. Le père est mort, assassiné par son fils qui ne supportait plus cet homme fermé, méprisant et violent. Mehdi ne fait rien de ses journées, il fume du haschich et traîne avec son ami Zacarias. “Je suis de ces enfants abîmés, blessés par la vie. On m’a volé mon enfance et mon avenir, et personne ne peut me les rendre.” Il rumine sa haine et fulmine contre une société qui exclut les plus faibles. Mais à force, il est devenu boule de violence prête à exploser, dangereux car n’ayant plus rien à perdre. Au milieu de toute cette noirceur, seule Marie, “[sa] douce, [son] absente, [son] absinthe”, professeur de sociologie, apporte un peu de tendresse. Loin des personnages figés ou caricaturaux, Mohamed Razane a su donner à son antihéros la profondeur d’un vrai caractère. Avec sa “bestiole dans la tête qui [lui] bouffe le cerveau”, Mehdi a tout du schizophrène : tantôt brute haineuse, déterminée et ultra-violente, en actes comme en paroles, tantôt animal lucide et doux qui voudrait être capable de réclamer de l’amour. Sa souffrance le rend attachant. “J’ai l’espoir qu’une autre vie puisse naître de cette colère.” Le style est cru mais soigné, le rythme efficace et la narration installe une tension qui ne cesse de croître. Mehdi s’est procuré une Kalachnikov. Héros tragique, Mehdi pourra-t-il échapper à son destin ?"

Dans ce livre "Le verbe est parfois dur car il nous plonge au cœur de souffrances que l’on n’a pas forcément envie d’entendre. Le but est d’interpeller le lecteur pour ne plus se contenter de formules creuses et démagogiques telles que « sauvageons, racaille à nettoyer au karcher », tant il est dangereux de se rassurer à entendre des discours sécuritaires qui ne feront qu’aggraver les choses. Le but est de véritablement explorer le processus qui pousse des gamins à poser des actes délictueux et violents. Faire l’économie de cette compréhension c’est accepter délibérément que cette violence se développe. Je ne suis pas un partisan pour autant des discours « victimaires », car tout délit doit être puni par loi. Mon discours est qu’on ne peut se contenter de cela, il est impératif d’explorer les facteurs qui participent de ce processus pour mieux le combattre par la prévention et ainsi éviter que demain ne soit pire qu’aujourd’hui." Mohamed Razane.

Merci,

La chroniqueuse

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 11:44

Aminata Diallo, 19 ans, est expulsée le 20 juillet. Elle est née à Aubervilliers mais a passé son enfance et son adolescence au Mali, avant de revenir en France en août 2005 pour s'inscrire en terminale à Sarreguemines (Moselle) chez son oncle.

Aminata Diallo aurait logiquement pu bénéficier de la circulaire Sarkozy du 13 juin qui prévoit la régularisation de certains sans-papiers scolarisés, elle correspondait au profil requis. Ce qui a joué en sa défaveur c'est surtout le fait qu'elle n'ait pas eu son bac.

Malgré une mobilisation de soutien assez forte le ministère est resté sourd et a ordonné son expulsion. Les passagers du fameux vol ont tenté eux aussi de s'insurger pour empêcher ce retour forcé mais en vain.

Cette opération a tout de même couté 22 000 euros au gouvernement.

Voici une vidéo de ce fameux jour :

 


Et vous qu'en pensez-vous?
Merci,
La chroniqueuse
 
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