Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Bienvenue

La Chroniqueuse est ravie de vous accueillir sur ce blog, n'hésitez pas vous aussi à participer en laissant vos commentaires!!!

Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 18:36
Ce n'est pas moi qui le dit, nous devons ces propos à M. Thuram. Souvenez vous il s'était déjà élevé contre le ministre de l'intérieur par rapport à son utilisation de mots tels que "racailles" pour désigner les jeunes de banlieue, et "kärcher" pour nettoyer les cités de cette dite banlieue.

Le ministre s'était défendu en faisant allusion publiquement aux revenus et à la mobilité professionnelle de l'international de football, suggérant par là même que cela ne le regardait pas.

Un entretien privé avait été organisé entre les deux hommes afin de discuter de leur désaccord, nous sommes fin 2005, les banlieues se refroidissent. Le résultat de l'entretien est resté inconnu jusqu'à hier. M. Thuram a révélé lors d'une interview pour le Parisien ceci :

"
Il me dit, vous savez, c'est les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues. Et moi je lui dis: non, ce ne sont pas les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues, ceux qui créent des problèmes dans les banlieues, ça s'appelle des délinquants".

"Il m'a dit par exemple qu'il avait été le premier à nommer un préfet musulman".

Et il ajoute :

"Ca veut dire qu'il juge les gens par leur religion (...) Maintenant je comprends mieux ses discours sur le communautarisme et tout ça, pourquoi il pense ça".

Bien évidemment
M. Sarkozy "dément formellement avoir tenu les propos qui lui ont été attribués par Lilian Thuram", selon qui il avait une vision "raciale" des choses et des gens.

A chacun d'entre nous de juger...

Merci,
La chroniqueuse

Merci à Tibo pour cette information pas très relayée dans les médias traditionnels... Etrange, non?
Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 18:18
Oui, c'est reparti, on nous prend pour des cons!
Non seulement cette campagne présidentielle est inintéressante en ce qui concerne le fond, mais la forme est de plus en plus... pathétique...

D'abord M. Hulot qui nous annoncait qu'il se présenterait aux présidentielles pour s'assurer que l'écologie prennent enfin une place prépondérante dans le prochain gouvernement français, puis il se dédit tout en admettant qu'il ne croit pas en la bonne volonté des candidats "officiels".

M. Bové n'est pas en reste, il renonce à une éventuelle candidature pour cause de désaccord avec le parti communiste, puis après une pétition organisée, malgré lui évidemment, qui récolte 25 000 signatures, il revient à la charge, sans se préoccuper de diviser encore plus la gauche.

Mme Royal, elle, est toujours "à l'écoute" et en voyage...
Que pourrais-je ajouter d'autre?..





M. Bayrou, quand à lui a réussi à se démarquer en dénoncant l'injuste conspiration des chaînes télévisées contre lui et son parti politique. Mais à part s'attaquer à Claire Chazal qui continue tout de même de l'inviter, il veut vraiment nous faire croire qu'on peut être de gauche et de droite en même temps...


Pendant ce temps, M. Sarkozy est sur tous les fronts. Une investiture de candidature à 3 000 000 d'euros avec un discours on ne peut plus déconcertant, un Sarkogate tout ce qu'il y a de plus conventionnel, un listing de toutes les "bourdes" verbales de son principal adversaire...Bref, il ne lache et ne lachera rien...

Où sont les préoccupations des français?

Les médias tournent en rond et nous font tourner en bourrique. Comment ne pas devenir apolitique dans de telles circonstances. Je suis de gauche, c'est un fait, mais aucun candidat de la gauche, ni de la droite évidemment, n'apporte des solutions à mes problèmes, à nos problèmes. Le chômage des jeunes, l'inflation, le surendettement, la crise du logement, les études supérieurs sans débouchés, l'inégalité des chances...et oui tout tourne bien autour d'une seule chose : l'argent.
Je ne suis pas matérialiste mais j'en ai marre d'avoir à me serrer la ceinture même pour acheter mes livres nécessaires à la sécurité de mon avenir...J'en ai marre!
Egoïste? Peut-être...Mais pas plus que n'importe quel  citoyen de ce pays.

C'est pourtant pas compliqué d'être proche des gens, mais il faut croire que la sphère politique est un monde à part. Un monde où les soldes n'ont lieu qu'une seule fois par an, un monde où les enseignants ne font pas 35 heures et où ils toucheraient 4 000 euros en fin de carrière, un monde où il y a plusieurs "Frances" une honnête, qui travaille dur et une autre qui ne fait que brûler des voitures, un monde où l'abbé Pierre meurt en vain... Chacun ses "bourdes" verbales, mais honnêtement certaines sont pires que d'autres...
Je craint fort que le taux d'abstention ne soit encore élevé cette année, et comment blamer ces gens qui ne croient plus en l'efficacité des politiciens pour changer leur quotidien, encore faut-il qu'ils se sentent concernés par celui-ci...

Je ferai tout de même un effort pour aller aux urnes, car je ne peux pas oublier le fait que pendant ce temps, il y a  toujours la même menace qui attend tranquillement de récolter les lauriers de cette débacle politico-médiatique. Je n'irai donc pas voter pour voir les choses s'améliorer, mais au moins je contribuerai à ce qu'elles ne deviennent pas pires.

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article
10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 20:04
En réaction à un commentaire sur mon blog, j'ai décidé de continuer de clarifier certaines choses en publiant un article du MONDE qui met en lumière certains aspects de l'Islam.

L'auteur de cet arcticle est
Henri Tincq, journaliste français qui se décrit lui même comme catholique démocrate. Il est le spécialiste des religions du journal Le MONDE depuis 1985 après avoir travaillé au journal LA CROIX. Il est également le lauréat de 2002 du prix John Templeton en journalisme de 2002. Auteur du Larousse des religions, il s'est également intéressé à l'histoire des papes. Il a décrit l'affaire des caricatures de Mahomet survenue au second semestre de l'année 2005 comme un «choc des ignorances».

LE MONDE  le 15.12.01  
 
L'émergence de l'islam au VIIe siècle avait représenté un progrès pour les femmes, mais le droit a durci les dispositions du Coran et les textes de la tradition. La polygamie, le voile, la répudiation sont typiques de ces déviations historiques  
 
 J'EN vois quelques-unes tout occupées à teindre leurs cheveux pour les rendre blonds. Elles rougissent de leur patrie et regrettent de n'être pas nées en Germanie ou dans les Gaules" : ce n'est pas un précurseur de l'islamisme, mais Tertullien, l'un des grands théologiens chrétiens d'Afrique (155-220), qui se moquait ainsi du beau sexe et le contraignait au port du voile. "Dix siècles après, l'islamiste le plus tatillon n'y changerait pas une virgule", écrit Slimane Zeghidour dans Le Voile et la Bannière (Hachette, 1994). Autrement dit, l'antiféminisme n'a pas attendu, pour s'exprimer, les Ibn Taymiya et autres juristes "machistes" de l'islam, ni les puritains du wahhabisme saoudien. Il est de tout temps, dans les récits bibliques, dans le Talmud, chez l'apôtre Paul, chez saint Augustin et Luther, chez les meilleurs auteurs chrétiens.  
 
Au VIIe siècle de l'ère chrétienne, à une époque où l'Eglise doute encore que les femmes aient une âme, le surgissement de l'islam marque une révolution dans la condition féminine. Mahomet naît au cœur d'une société patriarcale où les filles ne sont que des bouches à nourrir qu'on élimine, en cas de trop-plein, en les enterrant vives. Elle ne sort de sa situation d'esclave et ne devient sujet "libre" que lorsqu'elle est mère. Mais l'extrême vigilance accordée à la virginité des filles et à la fidélité des épouses - garantie de la pureté du sang et de l'honneur du clan - n'est pas une spécificité préislamique. Elle est typique d'une anthropologie méditerranéenne qui marqua les trois monothéismes.  
 
La révélation de l'islam offre à la femme, pour la première fois, la possibilité de rompre la chaîne de l'esclavage, d'être considérée - devant Dieu - comme l'égale de l'homme. Le prophète Mahomet (570-632) interdit le meurtre des petites filles, ordonne au mari de subvenir aux besoins de sa femme, crée pour la fille une part d'héritage qui - même réduite à la moitié de celle de son frère, qui a la charge des biens de famille - est, à l'époque, un progrès inimaginable. Lors de ses exploits spirituels et guerriers, Mahomet a toujours une femme à ses côtés. Par amour ou alliance diplomatique pour élargir son royaume, il en consommera... huit, après la mort de sa première épouse, Khadidja, en 620. Au mont Hira, où Dieu lui dicte le Coran (602), c'est Khadidja, une femme, qui est le premier témoin de la révélation musulmane.  
 
Loin des traditions bibliques qui font porter à la femme le poids du péché originel, l'islam lui prescrit donc, dès le VIIe siècle, des égards d'une surprenante modernité : Dieu est aux femmes autant qu'aux hommes. Deux cents versets lui sont consacrés dans la quatrième sourate, précisément intitulée "Les femmes". Les croyantes, autant que les croyants, sont promises au même paradis éternel et au même châtiment que les hommes si elles sont "hypocrites" ou "idolâtres". Les préférées de Dieu sont les mères : "Le paradis est sous le pied des mères", dit un célèbre haddith du Prophète. Mais les épouses et les enfants sont tous des "biens de ce monde", d'inestimables cadeaux de Dieu. "Les femmes sont l'autre moitié de l'homme", récite un haddith. Ou encore : "Le meilleur parmi vous est le meilleur envers son épouse." Quel plus bel hommage, enfin, que le verset 21 de la sourate Ar Rum, qui énonce : "Il est parmi les signes de Dieu d'avoir créé de vous, et pour vous, des épouses, afin que vous trouviez quiétude auprès d'elles."  
 
Bref, le Coran et la tradition (sunna) sont fascinés par le sexe féminin. Mahomet n'a rien d'une figure ascétique et n'a pas prêché, comme le Christ, une religion ascétique. Si la faute et la culpabilité ne sont pas absentes de l'islam, elles ne sont pas imputées à la première femme, Eve, mais au Diable et à la capacité de l'homme à faire le mal. Tout le texte coranique peut être lu, prié, médité comme une louange au créateur, une ode à la beauté de ses créatures. Et si, aujourd'hui, on ne retient de l'histoire musulmane que l'extrême méfiance à l'égard des femmes, une marginalisation sexiste juridiquement codifiée, une persécution savamment orchestrée, on ne saurait oublier l'autre face de l'islam : l'érotisme des Mille et Une Nuits, la légitimité du plaisir et d'un désir infini, le raffinement des jeux sexuels, le goût de la bonne chère, de l'argent et des parfums.[...]  
 
Henri Tincq  

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article
30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 21:00
Je pense qu'il est temps de faire preuve de sérenité et surtout d'esprit critique dans ce pays. Il faut garder les idées claires et rester lucide. J'écris cela en réaction à un article d'actualité sur yahoo. Celui-ci nous informe en gros titre que:
"71% des internautes citent « l'attitude des pays musulmans suite à la publication dans des caricatures de Mahomet » comme l’événement le plus négatif."
Rendez-vous compte. N'y a-t-il vraiment rien eu de plus négatif cette année?
Cependant ce qui m'a le plus agacée à la lecture de cet article n'est pas ce point particulier. Certes on se doute bien que la moindre attaque contre la liberté d'expression soit critiquable, et c'est normal. J'avoue néanmoins de pas avoir compris le but de la publication de ces caricatures, admettons donc que s'eut été un test auquel les "pays musulmans" auraient échoué...
Bref, ce qui m'a surprise c'est que d'un autre côté les
propos du pape Benoît XVI sur l'Islam et la violence sont loin d'être condamnés. Ils sont au contraire cités parmi les événements positifs de l'année et ce en 4ème position.
On voit donc apparaître un nouveau courant, il est en effet positif de critiquer l'islam. Je suis d'accord sur le principe, ne vous méprenez pas, mais à condition que ce soit constructif et que les gens qui "s'y collent" sachent de quoi ils parlent. Il serait bien trop facile de se contenter de dire que l'Islam est une religion violente et dangereuse en plus d'être machiste et archaïque, il faut aussi le justifier. Il ne faudrait pas prendre le risque de reproduire le discours de M. De Villiers qui manifestement ne connait pas les tenants et les aboutissants de cette religion.
Il faut donc garder les idées claires et éviter de tomber dans une psychose voire une haine envers une population qui vit en France depuis des décennies.
Ce qui m'a fait peur à propos de cet article c'est aussi la conclusion que le journaliste a jugé à propos:
"Les années passent et les prédictions d'André Malraux et de Samuel Huntington semblent devoir se confirmer. A la veille d'une année électorale décisive en France, le bilan que les internautes font de 2006 montre que la place des religions dans l'espace public est un enjeu qui ne peut être tenu à l'écart dans les débats qui se préparent."
Je pense que dans une république laïque, il ne serait pas judicieux que la religion envahisse le débat présidentiel. La religion concerne la sphère privée et individuelle de chacun et à mon sens c'est une bonne chose. Bien sûr il y a des questions importantes dont il faut tenir compte. Par exemple l'Islam étant devenue la deuxième religion de France, n'en déplaise à certains, je trouve logique que des lieux de culte se construisent pour accueillir les pratiquants. Ceci reste mon avis personnel.
A méditer donc...

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article
26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 11:19
J'ai découvert un nouvel écrivain intéressant, ou plutôt écrivaine comme cela est désormais autorisé, bref je pense bien avoir trouvé mon coup de coeur de l'année 2006.
Si, si...
Houda Rouane, bientôt 29 ans, lectrice de Steinbeck et de Céline, est pionne dans un collège d'une ZEP (zone d'éducation prioritaire) en Saône-et-Loire. Elle ne s'est pas lancée dans son livre Pieds-blancs pour passer à la télé mais suite à la promesse faite à un ado d'écrire une histoire s'il passait en troisième. L'histoire est devenue premier roman, envoyé par mails fragmentés à un éditeur parisien. Des 700 pages rédigées jour et nuit, en deux mois et demi de transe, ne subsiste qu'une petite moitié, qui en dit déjà beaucoup sur la vie et les états d'âme de Norah, jeune assistante d'éducation, Française d'ascendance marocaine comme l'auteur. Les «gosses rebeux» accros au Nutella, les gamines culottées comme Britney Spears, la tête des profs, le regard des autres et Allah dans tout ça... Pas facile pour Norah de vivre à une époque où «un Arabe, c'est plus un voleur. C'est un terroriste». Pour autant, et c'est le credo du livre, la France est son pays : «On a tapé l'incruste pour de bon.» «intellos pro-sionistes» sont mouchés, l'intégration vire à la «désintégration» et le devoir de mémoire apparaît comme «une foutue excuse pour regarder en arrière et pas en avant». Rouane a de l'énergie et des idées qu'elle confie, roman oblige, à ses personnages.
Ainsi Tariq Ramadan ou les «intellos pro-sionistes» sont mouchés, l'intégration vire à la «désintégration» et le devoir de mémoire apparaît comme «une foutue excuse pour regarder en arrière et pas en avant».

Houda Rouane parvient avec une aisance remarquable à extirper du quotidien de son héros toute une réflexion fine et acérée sur la société du XXIe siècle. Des formules percutantes qui font mouche, une narration “comme on parle”. Ce style n'est pas nouveau certes, ni novateur, mais peut être s'assoit-il de plus en plus comme un genre à part entière au fil du temps et des oeuvres.

Résumé du livre:
Norah Rabhan raconte son quotidien de pionne, son combat contre la violence et les préjugés, mais aussi la difficulté de vivre aujourd'hui en France lorsque l'on a grandi aux côtés de parents maghrébins, rongés par la 'nostalgie du bled'. Comment se reconstruire ici alors que sa famille, ses coutumes, sa religion viennent de là-bas. Comment être français alors qu'on est arabe né en France, c'est-à-dire 'pied-blanc' ? Ces questions parmi d'autres agitent les nombreux personnages très attachants qui entourent Norah : ses parents, son mari le Grand Turc, ses personnages très collègues du collège, sans oublier les enfants omniprésents, pétillants de vie et de verre.

Ce qu'Houda Rouane dit:
"Je voulais qu’il soit accessible aux enfants qui ne lisent pas beaucoup. Il n’y a pas de véritables chapitres mais toute une suite de petits instants et de réflexions, façon “journal intime”. On peut couper sa lecture très facilement pour la reprendre plus tard.
Je voulais faire un truc qui fasse marrer, tout en restant lucide sur une vie pas toujours très drôle. Montrer aux gosses que c’est possible, qu’il ne faut pas s’exclure. Avec ‘Pieds-blancs’, j’ai voulu faire passer une culture, faire tomber des a priori. Un jour, une élève m’a dit : “Maintenant que je te connais, je ne pourrai plus regarder un arabe comme avant, c’est plus possible.” Il y a même des lecteurs qui m’ont écrit: “Grâce à vous, je réalise que les parents arabes aiment leurs enfants.” C’est très dur de réaliser qu’il y a des gens qui ne vous humanisent même pas
.".

"On peut tout à fait se sentir français sans oublier pour autant que l’on est “quelqu’un d’autre”. Etre intégré, ce n’est plus être quelqu’un d’autre. D’où la formule “L’intégration, c’est la désintégration”. Je ne cache pas mes origines, je connais mon pays d’origine et je l’aime. Mais avec toute la lucidité que je peux avoir. C’est-à-dire, merci mon Dieu d’être née en France - pour une fille c’est terrible -, d’avoir pu bénéficier d’une éducation, d’un enseignement de qualité.
Je ne fais pas partie de ceux comme certains de nos politiques aux dents longues qui ont cru qu’ils devaient faire un choix entre leur culture d’origine et leur culture d’accueil. On demande aux gens de faire un effort pour montrer qu’ils sont français. Mais cela ne devrait pas être un effort d’être français. D’être citoyen, oui, et ça s’apprend.".


Un deuxième roman serait prévu pour la rentrée prochaine, à suivre donc...

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Arts
commenter cet article
1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 17:14
Ces derniers temps, je n'ai pu m'empêcher d'être agaçée par les diverses interventions de Nadine Morano, la super sarkozyste de service. La député de Meurthe et Moselle commence toujours par des éloges grandiloquentes sur la rupture annoncée par le ministre de l'intérieur, puis enchaîne sur les échecs du gouvernement Jospin et enfin termine avec des "vannes" (ce ne sont pas des attaques politiques) sur Mme Royal.
La dernière en date est d'ailleurs assez... comment dire...pas très fine. 
Bref, certains députés de l'opposition dénonce M. Sarkozy pour son absence à l'assemblée national empêchant le débat démocratique autour de sa loi sur la prévention de la délinquance. Nadine Morano décide donc de prendre sa défense en soulignant le fait que Mme Royal était absente elle aussi, et ajoute :
"A un moment, il faudra arrêter l’adage sois belle et tais-toi et dire sois belle et parle".
Imaginez les réactions si les mêmes propos avaient été tenus par un homme. Oui, voilà il se serait fait remonter les bretelles. Seulement ici c'est une femme qui l'a dit!
Le pire reste qu'elle occulte complètement le fait que Mme Royal n'est pas l'auteur de cette loi, d'ailleurs ce n'est pas elle le ministre de l'intérieur en France.

Mme Morano avait attiré mon attention il y a quelques années déjà. L'affaire  Sniper, souvenez-vous, c'est elle qui était intervenue à l'assemblée nationale pour dénoncer les propos du groupe de rap, les qualifiant d'antisémites afin d'interdire un de leur concert à Toul. M. Sarkozy demandait au Garde des sceaux de poursuivre le groupe. La suite vous la connaissez sans doute, tout ceci était apparemment le produit d'une calomnie pure et simple émanant de prospectus du FN. La justice trancha en faveur de Sniper.
Voici un extrait d'une des chansons incriminée:
"Issus de la même famille , enfants d’Ismaël et d’Israël ,sont des cousins ,mais trop de gens oublient ,que les juifs du Maghreb ont longtemps vécu en harmonie, avec les musulmans certains y vivent encore aujourd’hui ".
"Haine pour haine, balles perdus et plus, palestiniens dans les rues et israéliens dans des bus".

Il est clair que ni la député Morano, ni le ministre de l'intérieur ne s'étaient donnés la peine d'écouter leur album avant de les incriminer.

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Portraits
commenter cet article
21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 16:30
M. Sarkozy peut commencer à se faire du soucis. Certain d'être le candidat de l'UMP pour les prochaines élections présidentielles, il n'avait sans doute pas prévu ce qui est en train de se passer. Il doit maintenant faire face à des adversaires inattendus, ceux de son propre camp.

D'abord attaqué en sous-marin avec l'affaire clearstream dont on ne connait pas encore les tenants et les aboutissants, c'est Mme Alliot-Marie qui commence les hostilités en critiquant vivement son projet d'instaurer la discrimination positive en France lors du dernier congrès de l'UMP. Elle est huée et sifflée par les militants et cette réaction a fait bon état dans les médias, ce qu'évidemment regrettent les proches du ministre de l'intérieur.

Sans doute l'echo à ce qui était arrivée à la candidate du PS, mais cela a surtout fait émerger une question importante: Le débat est-il possible au sein du premier parti de droite? Ou M. Sarkozy est-il prêt à remettre en jeu son titre de candidat naturel du parti?
M. De Villepin soutient implicitement Mme Alliot-Marie, et lors de récentes interventions a bien souligné que rien n'était encore décidé.

Il y a clairement une guerre interne au sein de l'UMP.
François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche, et Chiraquien, avait jugé que M. Sarkozy était "incapable d'admettre un avis différent du sien". Selon lui la parole n'a pas été libre au conseil national. Il accuse le programme de M. Sarkozy d'être "un programme attrape-tout pour ne pas dire attrape-nigaud".
Les députés Sarkozystes sont à présent tellement en colère qu'ils ont même menacé de ne pas voter un prochain projet de loi.

Devant cette crise interne, M. Accoyer a fait connaître la décision d'une conciliation pour mettre fin à ces tensions.
"Nous avons la chance dans notre famille UMP d'être d'accord sur l'essentiel, ce qui est tout à fait contraire à ce qui se passe à gauche, (...) mais nous avons des nuances et elles ont leur importance, elles sont en plus notre richesse".
Notez l'euphémisme lorsque M. Accoyer nous parle de "nuances". Il est évident qu'il s'agit de bien plus que cela, on a affaire à de réelles querelles idéologiques. La discrimination positive, l'abrogation de l'ordonnance de 1945 et d'autres points du programme de M. Sarkozy posent problème à la vieille branche de l'UMP. D'un côté les gaullistes traditionnels et de l'autre les partisans pour une américanistaion de nos institutions.
Je pense que la "conciliation informelle" prévue n'effacera pas ces profonds désaccords.

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article
19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 10:04
Tout le monde à présent connaît M. Georges Frêche, le président PS du conseil régional du Languedoc-Roussillon, et ce pour son goût mal placé de la polémique.
En effet, après avoir insulté la communauté des Harkis, le voilà qui décide de nous faire partager son point de vue sur  le nombre, un peu trop important selon lui, des joueurs noirs de l'équipe de France.

"Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais, là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks.
"
Biensûr tout le monde s'est indigné au PS mais pas seulement, les bleus, SOS Racisme, Jaques Chirac et... Jean Marie Le Pen ont aussi répondu à ses propos.

Pour Lilian Thuram, "Ce discours raciste est extrêmement dangereux, surtout dans une situation sociale où les gens sont étouffés économiquement, avec une grande précarité"
"
Les choses vont crescendo : on parle de MM. Finkielkraut, Sarkozy, Le Pen, Villiers... Bientôt, ce discours sera légitime".

M. Le Pen, quand à lui, a réagi différemment :
"Il m'a semblé que sa déclaration est une déclaration de racisme anti-blanc. S'il y tant de noirs dans l'équipe de France, c'est parce que les joueurs français sont nuls".
On dirait qu'il a oublié que tous les joueurs de l'équipe de France étaient Français...

La polémique fait donc rage depuis, et je pense que dans peu de temps M. Frêche va devoir exercé la politique ailleurs qu'au sein du parti socialiste. En tout cas, il ne veut pas entendre parler d'excuses, apparemment, il ne voit pas ce qu'il a à se reprocher.
"Il ne s'agit pas du tout de s'excuser, comme la dernière fois sur les harkis. Là, il s'agit d'interprétations qui sont totalement étrangères à leur signification exacte et à l'évidence mal exprimés"

Bon le vrai problème est en fait que M. Frêche n'en est pas à sa deuxième polémique, c'est en réalité un habitué  des propos à tendance raciste et/ou diffamatoire. En fait cet homme aurait dû être exclu du PS depuis longtemps.
En juin 2000, lors de l'inauguration d'un tramway, il se moque d'une passante portant un voile musulman, puis enchaîne en comparant à la ville marocaine de «Ouarzazate» le quartier de la Paillade, à forte population immigrée.
En mai 2003, dans un entretien à un hebdomadaire local, il soutient que "
l'incapacité de notre pays, depuis quarante ans, à intégrer convenablement les millions de citoyens nés, sur notre sol, de parents d'origine étrangère, constitue [...] la plus grande menace intérieure pour notre avenir".
En novembre 2005, D'éminents historiens osent critiquer son projet de musée dédié aux Français d'Algérie : " Rien à foutre des commentaires d'universitaires trous du cul . On les sifflera quand on les sollicitera". Il a de la classe, vous en conviendrez.
Je pense que l'on peut à présent avancer, sans trop prendre de risque, que M. Frêche est raciste.

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Portraits
commenter cet article
17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 08:14
Voilà, c'est fait, les militants du PS ont choisi et ce de façon claire, Ségolène Royal. La femme que je suis, avoue être  contente de ce choix,  car pour moi  reconnaître concrètement la possibilité d'avoir une femme  présidente dans ce pays, c'est déjà pas mal.


Biensûr, je sais que ce n'est pas l'essentiel cependant  voir progresser les moeurs est toujours une bonne chose à mon sens.

Je m'étais jurée de voter pour le candidat du parti socialiste qui serait choisi, à présent je dois fonder mes espoirs de voir M. Sarkozy et M. Le Pen vaincus sur la campagne à venir de Mme Royal.

Je ne sais quoi ajouter, je ne suis ni déçue ni ravie, je suis fixée. En effet, ni M. Fabius, ni M. Strausskhan ne me satisfaisaient beaucoup non plus. A présent, j'espère que Mme Royal se montrera à la hauteur du choix des partisans de son parti.
Je rappelle au passage que les inscriptions sur les listes électorales sont encore possibles jusqu'au 31 décembre 2006, sans cela il vous sera impossible de voter en 2007.

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article
9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 15:20
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, estime que l'absence de Jean Marie Le Pen au premier tour des présidentielles de 2007 "poserait un vrai problème pour la démocratie". En effet selon lui "pour la santé de la démocratie, il vaut qu'il soit présent au premier tour". Il ne donne pas la consigne aux élus de l'UMP de ne pas le parrainer en soulignant tout de même qu'il combat ses idées. Voilà qui est troublant. Pour lui le président du Front National "réunit derrière lui une partie significative, importante, des Français". On brosse dans le sens du poil tout de même...
Pour lui, les élus doivent être libre de choisir qui ils parrainent, ce que je conçoit bien évidemment mais il ajoute que cela "ne signifie en aucune façon soutenir les idées de tel ou tel candidat", là j'avoue quand même que cela me laisse perplexe.
Il ne trouverait même pas choquant qu'un élu UMP soutienne la candidature d'Olivier Besancenot, mais là encore j'ai du mal à le croire, je ne sais pourquoi...

Pendant ce temps le président du Front national clame haut et fort qu'il est le "Zorro de la politique française", une comparaison qui ne manque pas d'humour.

"Zorro est le justicier que l'on ne voit jamais. Parfois vous entendez son cheval partir au galop ou vous voyez son ombre dans la nuit"
Il s'est contenté ensuite de dire que M. Sarkozy et Mme Royal étaient des imposteurs alors que lui dit être, en plus d'un justicier de la nuit, une "énigme politique".
Selon lui s'il avait les mêmes moyens que les autres candidats, "il gagnerait la majorité".

Pendant ce temps encore, l'héritier de M. Le Pen, M. Gollnisch s'est vu quérir contre lui une peine d'amende de 10 000 euros au tribunal correctionnel de Lyon pour ses propos tenus à propos des chambres à gaz le 11 octobre 2004. Il risque aussi une peine d'emprisonnement d'un an pour "délit de contestation de l'existence de crime contre l'humanité par paroles".
 
C'est tout pour aujourd'hui, et j'ai bien envie d'ajouter, et demain ce sera pire?

Merci,
La chroniqueuse

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article