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La Chroniqueuse est ravie de vous accueillir sur ce blog, n'hésitez pas vous aussi à participer en laissant vos commentaires!!!

Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 17:27
Voici en lien une série d'articles écrite et éditée par mon cher Tibo sur son blog, voici les liens, c'est franchement éloquent mais toujours avec un soupçon d'humour :
I. Le sécuritaire
II. Proche de l'extrême droite
III. L'ultralibéral
IV. Atlantiste, sioniste et gaffeur
V. Le candidat des médias
VI. Le candidat des coups bas
VII. Le candidat de la faillite morale
VIII. Le candidat anti-laïcité
IX. Pourquoi il ne faut pas voter pour Sarkozy

Voilà de quoi de frémir...
Bonne lecture!!
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 18:07
Selon le nouvel observateur en ligne, les renseignements généraux auraient effectué une enquête souterraine sur les intentions de votes des français pour le premier tour. Devinez quoi, le résultat de celle-ci annoncerait, ni plus ni moins, l'élimination de Mme Royal pour le second tour.
Conséquence de cette hypothétique catastrophe, la même chose qu'en 2002 à peu de chose près car M. Sarkozy se retrouverait au second tour mais avec en face de lui soit M. Bayrou, soit M. Le Pen.
"Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour."
"Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National."
Un fonctionnaire des RG aurait même commenté cette information :
"Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n’ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal…"

Ce n'est donc pas étonnant que l'hebdomadaire s'empresse de diffuser l'information, s'alarmant sans doute, comme moi, de la disparition éventuelle de la gauche au second tour...Encore...

Depuis bien sûr les RG ont démenti. Tentative désespérée de rattrapper la boulette? Ou énième tentative de la droite de décrédibiliser Mme Royal et son parti?

"Depuis le 15 juillet 2004, nous n'avons plus le droit de nous livrer à des prévisions électorales" a-t-on déclaré à la Direction des RG. "Cet article n'a aucun fondement de vérité"
Cependant, elle n'excluait pas que le secrétariat général ou un autre service du ministère de l'Intérieur ait commandé une enquête d'opinion à un institut spécialisé.


Seulement voilà, rebondissement! Plus d'une heure après ce démenti, le nouvel obs persite et signe, en confirmant l'information et en contrant ouvertement le démenti des RG.

"Selon nos sources, contrairement au démenti officiel, les RG ont bien livré une enquête sur les intentions de vote des Français. "Ils ne peuvent faire autrement que nier cette activité, car elle est devenue illégale depuis trois ans", confirme un collaborateur du ministère de l'Intérieur, qui poursuit: "En réalité, il ne s'agit pas à proprement parler d'un sondage, mais plutôt d'une étude qualitative améliorée". Nicolas Sarkozy y est largement en tête, entre 25 et 26 %, suivi de loin, à 19 %, par Le Pen, Bayrou, et, dans un mouchoir, Ségolène Royal. Cette dernière est donc légèrement distancée et peut revenir dans la course à tout moment. C'est pour cette raison que la direction centrale des RG dément sa "disqualification" au 1er tour, selon l'expression même des enquêteurs."

De quoi donner le tourni à presqu'une semaine des élections, M. Sarkozy aurait donc utiliser les moyens de l'Etat afin de satisfaire ses ambitions personnelles, c'est étonnant...


Gardez la tête froide, et merci,

La chroniqueuse

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 21:39

Reportage de France 3 (Normandie) sur des violences policières qui ont eu lieu ce mardi soir (03/04/07)à Mont-Saint-Aignan près de Rouen.

Précision du nouvel obs:

Interpelés violemment mardi soir près de Rouen, ils ont tous deux été mis en examen, notamment pour "rébellion". Les conditions de leur arrestation, filmée par un riverain, sont étudiées par l'IGPN.

Les deux jeunes hommes de 21 et 20 ans qui ont fait l'objet d'une interpellation musclée et filmée mardi soir par la police à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen (Seine Maritime), ont été mis en examen et remis en liberté sous contrôle judicaire, a-t-on appris vendredi 6 avril auprès du parquet.
Ces deux étudiants ont été mis en examen jeudi soir pour outrages envers agents de la force publique, rébellion, menaces de mort, violences et conduite en état d'ivresse, a précisé Joseph Schmit, procureur de la République de Rouen. Le parquet avait requis leur incarcération, mais le juge des libertés et de la détention a ordonné leur remise en liberté sous contrôle judiciaire.
Le procureur a affirmé que les deux jeunes, dont l'interpellation faisait suite à un accident de la circulation, avaient reconnu les reproches qui leur étaient faits et s'étaient plaints de "violences policières".

"Extrêmement prudent"

En ce qui concerne les conditions de leur interpellation, qui a fait l'objet d'un film tourné par un particulier et dont des séquences ont été diffusées jeudi par France 3, le procureur a indiqué qu'il attendait les conclusions de l'enquête confiée à l'IGPN pour se prononcer. "Quand j'aurai les résultats de l'enquête qui a commencé vendredi et retrouvé l'enregistrement intégral, j'apprécierai la suite à donner", a précisé le procureur.
Il a souligné que les images devaient être "interprétées" avant de se faire une opinion, en soulignant que "seule" une minute du tournage avait été diffusée, sur quarante minutes. "Pour le moment, ayant l'expérience d'affaires de cette nature, je suis extrêmement prudent", a-t-il ajouté.
Sur les séquences diffusées, on voit un policier plaquer la tête d'un des deux jeunes hommes sur le toit d'une voiture. On distingue ensuite ce qui semble être des coups de pied donnés par des policiers à l'autre jeune, alors qu'il est au sol. Un chien est lâché ensuite contre lui. Enfin, on distingue les deux jeunes jetés sans ménagement dans un fourgon de police. (AFP)

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 16:42

Force est d'admettre qu'on ne sait pas grand chose sur Mme Dati, l'information qui circule le plus à son sujet est qu'elle ait elle-même contacté le chef de l'UMP pour travailler avec lui. La légende veut qu'après avoir reçu sa lettre, M. Sarkozy lui accorda un entretien et que trois semaines après, elle fut acceptée dans son équipe. On sait aussi qu'elle est issue de l'immigration et dans une France en mal de représentativité, elle tombe bien...


Après quelques recherches, on tombe vite sur une biographie certes impréssionnante mais très succinte:

Née d'un père marocain maçon et d'une mère algérienne, seconde de douze enfants (elle a quatre frères et sept sœurs), elle passe son enfance dans une cité de Chalon-sur-Saône, élève dans un lycée privé catholique.
À vingt ans, elle aborde Albin Chalandon, ministre de la justice, pour lui parler de son avenir, lequel lui demande une lettre de motivation et lance sa carrière politique.
de nuit, puis trois ans comme Elle travaille dès seize ans comme aide-soignantecomptable chez ElfDEUG). Elle travaille ensuite à la direction de l'audit de Matra communication, puis un an à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, toujours dans l'audit.
À son retour, Marceau Long et Simone Veil l'incitent à entamer une carrière de magistrate ; elle entre à l'école nationale de la magistrature où elle étudie de 1997 à 1999. Simone Veil lui prête même sa robe pour prêter serment. Elle est en poste comme juge à la cour d'appel d'Amiens puis comme substitut du procureur au tribunal d'Evry.
En 2002, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy chargée de l'immigration. Elle travaille sur la loi sur la « prévention de la délinquance ». En décembre 2006, elle s'inscrit à l'UMP.
Elle est nommée le soir du dimanche 14 janvier 2007 porte-parole de Nicolas Sarkozy, désigné le même jour candidat du parti UMP pour l'élection présidentielle française de 2007.

Voilà, qui s'avère être un résumé très synthétique. Néanmoins cette femme continue de m'intriguer, wikipédia ne suffit  hélas pas toujours...

Une chose est sûre, elle incarne à elle seule le modèle que veut imposer M. Sarkozy comme norme. On se rend vite compte que ce n'est pas forcément possible. Elle apparaît comme une "self-made woman", partie de rien, elle frôle aujourd'hui les sommets.

Quand on voit son parcours, on croirait presque à un conte de fée:
A quatorze ans, elle fait du porte-à-porte pour vendre des produits cosmétiques. Puis anime un centre aéré, travaille dans une grande surface.
A seize ans, c’est le grand tournant. Standardiste et aide-soignante dans une clinique privée, elle glane la presse abandonnée dans les salles d’attente. Chez elle, la nuit, elle se documente, s’imprègne du monde qui la fait rêver, repère les cibles de ses ambitions, leur écrit, parfois. Des lettres de Rachida, beaucoup en ont reçu. Longues, minutieuses, déterminées, poignantes. Qui lui résisterait ? La jeune fille a décidé de sortir de son milieu, aimant mais défavorisé, socialement et matériellement. Un père maçon, d’origine marocaine, autoritaire, ponctuel, mélancolique. Une mère algérienne, rieuse, ancrée dans la vie, élevant ses douze enfants dans le culte de l’optimisme et de la réussite scolaire. « Ma mère était la lumière de ma vie. Quand je l’ai perdue, j’ai pensé avoir été punie. » Après sa disparition, Rachida s’occupera de ses frères et sœurs. « Je les ai installés dans la vie qu’ils ont. » Ingénieurs, comptables…
A Paris, elle vit aujourd’hui avec sa dernière sœur et sa petite nièce : « Je vérifie les cours et les emplois du temps. Si je les laisse agir à leur guise, rien ne se passe comme je le souhaite. »
Rachida fera des études. Plus poussées que prévu. A 21 ans, en faculté d’économie à Dijon, une information trouvée dans un hebdomadaire l’interpelle. L’ambassade d’Algérie donne une réception à Paris. Le ministre Albin Chalandon sera présent. C’est décidé. Elle y sera. Par courrier, toujours, elle demande une invitation à l’ambassade, qui accepte. Et prend le risque de quitter la clinique pour laquelle elle travaille, une soirée. Le creuset d’un destin.

Une belle histoire qui fait réellemnt rêver. Moi-même j'aurai tant voulu vouloir le cran d'avoir un tel appétit de réussite...

En 1989, elle rencontre Jean-Luc Lagardère à l’occasion de la remise du prix de « la fondation de la vocation », décerné à sa sœur aînée. Encore une fois, Rachida ne perd pas son temps. Alors qu’il quitte la salle, elle demande un rendez-vous à Jean-Luc Lagardère. «Je rêve de travailler pour vous », n’hésite-t-elle pas à lui indiquer. Voilà ce qui est troublant. Avec elle, l’interlocuteur a toujours le sentiment qu’il lui est vital.
Un an plus tard, elle entre comme auditeur chez Matra. Dans le même temps, l’entreprise Lagardère lui finance un MBA.
Après un bref passage par la Berd à Londres, elle devient secrétaire générale d’un bureau d’études de la Lyonnaise des eaux, et fait un rapport sur la politique de la ville pour Simone Veil. Elle a rencontré cette dernière, comme Jacques Attali, par l’intermédiaire de Marceau Long, à l’époque vice-président du Conseil d’Etat. Etudiante, elle lui avait écrit alors qu’il présidait un colloque sur l’Europe. Il l’avait reçue, lui ouvrant notamment la bibliothèque du Conseil.
Depuis, il ne l’a jamais abandonnée, influant sur son parcours de manière intime et personnelle. Il fait partie de ceux qui lui ont vivement conseillé de devenir magistrat. « Pour gagner un statut. » Elle l’a fait. Reconnue, légitimée par elle-même, alors que, jusque-là, son parcours était illisible.

« Pierre de Bousquet, Marceau Long et Simone Veil m’ont conseillé de faire l’Ecole nationale de la magistrature. S’ils m’avaient dit de faire n’importe quoi d’autre, je l’aurais fait, de la même manière, car ils ont toujours été bienveillants avec moi. »

En 2002, elle a, pour la seconde fois, écrit à Nicolas Sarkozy. La première rencontre avait eu lieu en 1996, à Neuilly, « juste comme cela ». Il lui avait dit « si un jour vous avez besoin de moi, n’hésitez pas ».
Il y a quatre ans, elle lui a demandé de venir travailler auprès de lui. Place Beauvau, dans son bureau, le ministre n’a pas tergiversé : « Je n’ai pas de raison de me priver de vous. »
Deux mois plus tard, elle intégrait son cabinet. Elle ne le cache pas, la relation qu’elle entretient avec le couple Sarkozy dépasse largement les limites professionnelles. « Je suis fascinée par le parcours de Nicolas Sarkozy. C’est quelqu’un à qui l’on n’a jamais rien donné. Il a tout eu à l’arraché, avec succès. Il y a quelque chose chez lui qui fait écho chez moi : le refus de la fatalité, peut-être. J’ai un attachement pour lui au-delà de son engagement politique. »

Sa vision de la politique :
« La politique sert à empêcher les déterminismes »

Toute cette biographie me fait me demander pourquoi Mme Dati ainsi que son "boss" cherchent tant à imposer le principe de discrimination positive. Tous deux se gausent de leur réussite personnelle qu'ils ne doivent à personne, en n'oubliant pas de s'ériger comme des martyrs de la réussite dès que l'on parle d'opportunisme. Tout cela reste évidemment contradictoire.

Voilà ce que je pense, ils ont tous les deux enfonçés les portes de l'élite et en sont fiers. Au fond, ils estiment qu'il est normal de s'en sortir seul, la discrimination positive n'est qu'un leurre pour faire croire qu'ils se sentent concernés par les problèmes sociaux.


Merci,

La chroniqueuse

PS: M. Sarkozy a encore dit aujourd'hui à la matinale de canal +, que tous les pays d'Europe avaient un ministère de l'immigration, ce qui est complétement faux. CF: la vidéo du post précédent.

RePS: Regardez un peu ça...


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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 20:06
 


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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 20:42
C'était l'ambition d'un des 12 candidats aux prochaines élections présidentielles du 22 avril 2007. Vous savez de qui il s'agit, je n'ai pas envie de m'étaler encore sur ce personnage politique et médiatique...
Ce projet de création de ministère de l'immigration et d'identité nationale m'interpelle néanmoins et manifestement je ne suis pas la seule, car il a été au coeur de l'actualité ces dernières semaines. Je ne peux m'empêcher de me demander comment ce fameux ministère fera pour donner une définition de l'identité natinale...
Une chose est sûre, ce projet satisfait un autre candidat connu de tous, qui d'ailleurs imagine bien
le FN participer à "un gouvernement d'unité nationale" si la situation était assez dramatique. En tout cas c'est ce qu'il a affirmé mercredi dernier dans le Figaro:
"il n'y a plus le fossé qui existait avant. Nicolas Sarkozy défend les valeurs traditionnelles de la droite, cela nous rapproche" .
Voilà qui laisse entrevoir le pire des scénarios possibles pour le futur de ce pays...
Revenons à l'éventuelle tentative future de définir une identité française. Il est intéressant de deviner quels en seraient les critères.
Avant tout savoir parler français. Soit, faut-il exiger un effort de registre? Maîtriser parfaitement nos très accessibles grammaire et orthographe française?
Ensuite quoi? Boire du vin et manger du porc?
Port du béret obligatoire?
Lire certains livres et pas d'autres?
J'exagère, mais il y a de quoi se poser des questions...

Ce qui me pousse à réagir aussi fasse à cette polémique assez étrange, c'est tout de même la réaction de Mme Royal. N'en fait-elle pas un peu trop?
Bien sûr, je crois utile de rappeler que le drapeau, la marseillaise, sont les fruits de la révolution française et donc des syboles idéologiquement plus proche de la gauche que la droite ou de son extrême. D'accord aussi pour rappeler la différencre sémantique entre les mots "patriote" et "nationaliste", ce genre de leçon n'est pas forcémment superflue...
Cependant l'idée de demander aux français d'avoir un drapeau français dans leur salon...On frise le ridicule, oui le ridicule... Lorsque nous sommes français, nous ne devrions pas ressentir le besoin de justifier ou de prouver quoique ce soit...

Le libre arbitre est une notion importante et même fondammentale. Si les joueurs de l'équipe de France de football n'ont pas envie de chanter la marseillaise, c'est leur droit, et cela ne devrait choquer personne.
On entend des sottises sur l'identité nationale, encore faut-il que ce pays se regarde en face aujourd'hui et qu'elle cesse de se focaliser sur une photograhie du passé. La France est le pays le plus métissé d'Europe, le pays où le nombre de mariage mixte est le plus important en Europe. C'est un pays ou l'islam est devenu la deuxième religion la plus importante. Et ce n'est pas grave, c'est juste une réalité.
30 % des Français admettent être racistes, et c'est cela qui est grave aujourd'hui. Tolérer qu'il soit normal d'avoir des préjugés sur autrui sous prétexte qu'il soit d'une autre origine ou qu'il pratique une autre religion, c'est contre cela qu'il faut lutter.
Je ne comprends pas vraiment le choix des armes du parti socialiste pour être honnête...

Merci
La chroniqueuse

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 19:41
Aujourd'hui le ministre de l'intérieur et candidat présidentiel, M. Sarkozy s'est adressé à 6 000 jeunes de la nation française dans la salle de concert du Zénith à Paris. Un discours dans lequel le chef de l'UMP a voulu montrer qu'il avait une corde sensible en faisant référence, encore une fois, à Guy Moquet, lycéen communiste, résistant et fusillé par l'occupant allemand à l'âge de 17 ans, mais aussi à Arthur Rimbaud et Charles Baudelaire, les "poètes maudits".
Principal candidat souffrant d'un déficit d'image auprès de la jeunesse, il a donc choisi de multiplier les références à des figures romantiques de la littérature et de l'histoire pour conjurer le mauvais sort.
Son discours s'est appuyé sur le mot "fraternité".
Cette emphase un peu tardive, nous rappelle tout de même que ce pays a une devise nationale qui mériterait d'être mentionnée plus souvent. Je me demande toutefois si ses trois composantes ne sont pas complémentaires. Peut-on avoir une réelle fraternité entre tous les citoyens de ce pays, si l'égalité n'est pas de mise?
Pour illustrer son propos, M. Sarkozy a d'ailleurs fait référence à une figure emblématique dans la lutte pour l'égalité: M. Martin Luther King.
"Si le rêve a pu changer l'Amérique, pourquoi ne permettrait-il pas aujourd'hui de changer la France ?"
Je ne suis pas sûre que le rêve de M. King se soit complétemment réalisé aujourd'hui. L'ouragan Katrina s'est chargé de révélé qu'encore aujourd'hui de grandes disparités existaient chez l'oncle Sam.
"Je vous demande de faire le rêve que le peuple français tout entier se lève pour que la fraternité ne soit plus seulement un mot gravé sur le fronton des mairies, mais une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays."
Tient en parlant d'égalité entre les hommes et les femmes, quelles sont les mesures qu'il s'engage à appliquer concernant les salaires?
Que compte-il faire pour lutter contre les violences conjugales qui causent la mort d'une femme tous les trois jours en France?
"Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d'être Français, les mêmes rêves, les mêmes ambitions (...) avec les mêmes chances et les mêmes droits".
C'est beau, non? Mais comment compte-il rendre cela possible? Quand on sait que l'adresse suffit souvent pour se voir refuser un entretien d'embauche lorsque l'on vient de certains quartiers...
Des rêves d'accord, il en faut, de la fraternité, évidemment, mais avoirs les mêmes chances et les mêmes droits c'est indispensable...
"Cette France n'a rien à voir avec la minorité qui brûle les voitures, qui agresse les gens et qui tend des embuscades aux forces de l'ordre".
On y vient, chasser le naturel et il revient au galop...
Malgré tous ses beaux discours cette France existe, pense-t-il pouvoir l'ignorer? A moins que ce dernier propos ne soit seulement une justification pour sa future politque répressive dans les quartiers de banlieue, ceux-là même qui méritent les mêmes chances et les mêmes droits.
"Je veux, si je deviens président de la République, couper tous les liens qui vous entravent et vous donner les moyens de cette liberté que j'appelle l'autonomie".
L'autonomie, nous y voilà, la politique du "démerdez-vous", la jeunesse étudiante doit être ravie, la galère, une bonne partie de celle-ci la connait, elle n'a plus qu'à se préparer à ramer plus fort...
Beaucoup de mélo dans ce discours mais le pire c'est qu'il en rajoute encore une louchée:
"J'ai suffisamment d'expérience de la vie (...) pour vous le dire avec certitude : aimer, c'est la seule chose au fond qui compte vraiment."
M. De Villepin n'est pas le seul poète politique apparemment...
"Des faiblesses, des blessures, des épreuves, je sais qu'avec la voie que je me suis choisie et l'ambition que je me suis fixée, j'en connaîtrai d'autres. Mais ce risque, pour moi, il vaut mieux que celui de ne rien vivre".
Comment passer de la poésie lyrique à quelque chose de plus épique:
"Je ne suis pas né pour subir, je suis né pour agir."
Enfin cet évènement se sera achevé avec la participation d'un certain chanteur appelé Faudel, et un concert d'un certain DJ appelé Solveig.
D'abord les profs, ensuite les jeunes, et après qui? Les homosexuels? Ah non c'est vrai, c'est l'UMP...
Désolée...

Merci,
La chroniqueuse

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 21:46
Tous les jours de nouveaux sondages électoraux paraissent, et tous les jours les journalistes insidueusement bien sûr, tentent de nous faire croire que les jeux sont faits.

Souvenons-nous les médias avaient érigé Mme Royal comme la grande favorite des français, et quelques mois plus tard seulement c'est M. Bayrou qui est désigné comme l'élu. L'homme qui clamait être boudé par les caméras et qui dénoncait les conspirations politico-médiatiques ainsi que la non fiabilité des sondages, a désormais le vent en poupe. Bien évidemment, il critique beaucoup moins la fiabilité des sondages aujourd'hui.

Ce qui m'agace, ce n'est pas la montée de M. Bayrou, même si j'ai du mal à cerner son...Ambiguité...Vous voyez ce je veux dire, non ce qui m'agace réellement, c'est que les médias s'arrangent toujours pour nous faire croire qu'ils sont les maîtres du jeux.
Le 21 avril 2002 ne leur a pas servi de leçon, le réferendum sur le traité constitutionnel européen, non plus.

J'ai conscience de me répéter, mais le choix, c'est nous qui l'avons.

Je me désole aussi que la gauche n'ait pas non plus retenu les conséquences des évènements passés, et refuse obstinément de s'unir pour éviter que la France soit à nouveau accablée de honte en ayant l'extrême droite au second tour. Je suis pour une gauche plurielle, la pluralité est en soit enrichissante, mais pas dans les candidatures.(M. Besancenot pourrait au moins envisager de se rallier à Mme Laguillers dont l'idéologie est très similaire. Mais non.)

J'avoue donc me réjouir du ralliement de M. Chevènement et Mme Taubira au côté de Mme Royal, et je me réjouis aussi quand je vois que M. Le Pen lutte encore pour obtenir ses 500 signatures. Quoiqu'il arrive, une partie de ses idées sera tout de même représentée grâce à M. Sarkozy. Rien n'est perdu donc pour ceux qui pensent que l'immigration est responsable de tous les maux de ce pays.

Enfin bref, je sais que je n'ajoute rien de nouveau, certains pourront déceler une sorte de lassitude, et pour cause...

Merci,
La chroniqueuse

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 15:12
Cette campagne présidentielle a été jugée comme étant de mauvaise qualité par une majorité de Français selon un sondage récent. Le principal argument avancé par les médias, pour justifier cette appréciation, est que les candidats ne parlent pas assez de leurs idées de fond. Je pense qu'eux même en sont les principaux responsables. Ils ne jouent pas le jeux de la confrontation journalistique avec les candidats. Ils se délectent d'histoires de coulisse, de politicailleries et cherchent le sensationnel en mettant ce qui peut apparaître comme sérieux, et donc barbant, de côté.

Ce phénomène existe déjà dans les pays anglo-saxons, et c'est ce qui a amené les candidats à investir plus sur leur image que sur leur programme. M. Sarkozy a compris cela, il s'est entouré de pléthore de conseillers en communication et en marketing politique. Vous lisez bien, marketing politique. En Angleterre, M. Blair est devenu très impopulaire, on sait que c'est en partie à cause de sa décision d'intervenir en Irak, mais c'est aussi parce qu'il s'est trop appuyé sur ses fameux conseillers en com, les "spin doctors". Les Britanniques ont désormais l'impression que ce sont eux qui gouvernent, et la conséqence directe d'un tel sentiment, c'est une érosion de la confiance dans les institutions et dans la politique.

La technique première du "spin doctor" averti est de faire dire au politicien ce que les gens veulent entendre. Il suffit de lire mon article précédent pour bien se rendre compte que notre ministre de l'intérieur adhère complètement à cette stratégie. On peut aussi faire référence au CNE, d'abord M. Sarkozy veut le prendre comme modèle pour son futur contrat unique, puis annonce un mois après, par son porte-parole de campagne, M. Bertrand, que finalement non. La raison? Sans doute trop proche du fameux CPE qui avait valu à M. De Villepin une descente vertigineuse dans les sondages.

Avez-vous remarqué comme le ministre de l'intérieur évite soigneusement de faire un bilan de son mandat qui dure depuis 5 ans. Il tente désespéremment de nous convaincre qu'il a, à lui seul, réussi à faire baisser la délinquance en France alors que tous les rapports officiels démontrent le contraire. Les chiffres qui ont baissé concernent les vols de voitures et les cambriolages. Ils sont d'ailleurs imputables à une amélioration des systèmes de sécurité et d'alarme. Par contre, les violences faites sur les personnes n'ont cessé d'augmenter.
M. Sarkozy ne parle plus d'insécurité, ce serait dommageable si l'on tient compte de son poste actuel.

Autre changement remarquable dans cette campagne, l'apparition du "lobbying". Il y a un groupe en particulier qui a retenu mon attention, le CRAN, le conseil représentatif des associations noires. Celui-ci entend bien faire entendre sa voix dans cette campagne et est à l'origine d'une première dans ce pays. En effet, il a commandé un sondage exprimant excusivement la voix des noires vivant en France. Le résultat de cette enquête est d'ailleurs révélateur en ce qui concerne les problèmes de discrimination que connait cette partie de la population.

12% d'entre eux déclarent être souvent confrontés à ces problèmes, 19% de temps en temps et 25% rarement.
61% ont le sentiment d'avoir vécu au moins une situation de discrimination raciale au cours des 12 derniers mois.
37% des Noirs interrogés affirment que les discriminations dont ils sont victimes se sont aggravées depuis un an.
37% citent une attitude dédaigneuse, méprisante ou irrespectueuse, 24% une agression verbale, une insulte ou des difficultés lors de l'achat ou de la location d'un logement.
23 % se pleignent des contrôles d'identité ou de police.

C'est là qu'est le véritable immobilisme. Force est de constater que les minorités "visibles"  doivent avant tout compter sur elles-mêmes plutôt que sur les politiciens, si elles veulent que les choses changent dans le bon sens.

Pour ceux et celles qui veulent se forger une véritable opinion concernant les problèmes de discrimination, notamment en ce qui concerne l'emploi, je vous invite à regarder ce documentaire de Yasmina Benguigui sorti en 2006.


[Doc]Racisme-Le Plafond de verre

Merci,
La chroniqueuse

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 09:52
"Le projet des lumières", c'est comme cela que le candidat/ministre Sarkozy appelle son projet concernant l'éducation. Il en fait peut être un peu trop? Oui mais ça encore c'est rien, il faut voir comment il a décidé de s'adresser aux enseignants. On est vraiment en campagne, alors là il n'y a pas de doute!

Le système éducatif est selon lui en faillite, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que son gouvernement en a la charge depuis cinq ans, enfin bref, pour M. Sarkozy il ne faut absolument pas blamer les enseignants. Qui fait ça ?

"La plupart des enseignants font preuve d'une immense compétence et d'un très grand dévouement dans un système qui décourage toute initiative et tout effort".

"Je n'accepte pas qu'on fasse des enseignants les boucs émissaires d'un désastre dont la politique est seule responsable."

Les responsables selon lui : Mai 68, les socialistes qui ont abandonné M. Blum, et le fait que l' "On ait laissé l'école aux gestionnaires, on a laissé la pédagogie aux experts et on a laissé les programmes aux spécialistes".

Le ministre de l'intérieur nous assure que l'on nous ment sur les résultats scolaires de nos petits : "On peut toujours essayer de se rassurer avec quelques statistiques qui montrent que le niveau monte".

"Eh bien ces statistiques valent à peu près la même chose que les statistiques de l'indice des prix qui prétendent démontrer que l'euro n'a pas fait monter les prix. Je les crois aussi inexactes."

Enseignants, écoutez ce cri du coeur : "Je veux qu'ils sachent que la révolution de l'école que je souhaite sera d'abord la leur (...) Je vous propose de reprendre le projet des lumières et la France, de nouveau, incarnera aux yeux du monde la foi dans l'avenir."

"Je m'engage, si je suis élu, à leur donner la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière (...) à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies", à permettre à ceux "qui voudront travailler davantage, de gagner plus". Son credo, bien sûr!

Autre promesse? Oui, une liberté pédagogique du professeur.

"Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui et qu'il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau".

En tout cas, force est de constater qu'il mérite une bonne note en démagogie...

Devant une offensive pareille, la gauche ne peut pas rester les bras croisés. D'autant plus que les enseignants font traditionnellement partie de leur électorat. Le ministre de l'intérieur a compris que les propos de Mme Royal étaient toujours dans les esprits et il compte bien profiter de cette brèche pour tenter de gagner des voix.

Il ne faut cependant pas oublier ce que sont les projets de réformes du système éducatif de M. Sarkozy, jeter plutôt un coup d'oeil ici.

Merci,

La chroniqueuse

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Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
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