Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenue

La Chroniqueuse est ravie de vous accueillir sur ce blog, n'hésitez pas vous aussi à participer en laissant vos commentaires!!!

Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 19:41
Aujourd'hui le ministre de l'intérieur et candidat présidentiel, M. Sarkozy s'est adressé à 6 000 jeunes de la nation française dans la salle de concert du Zénith à Paris. Un discours dans lequel le chef de l'UMP a voulu montrer qu'il avait une corde sensible en faisant référence, encore une fois, à Guy Moquet, lycéen communiste, résistant et fusillé par l'occupant allemand à l'âge de 17 ans, mais aussi à Arthur Rimbaud et Charles Baudelaire, les "poètes maudits".
Principal candidat souffrant d'un déficit d'image auprès de la jeunesse, il a donc choisi de multiplier les références à des figures romantiques de la littérature et de l'histoire pour conjurer le mauvais sort.
Son discours s'est appuyé sur le mot "fraternité".
Cette emphase un peu tardive, nous rappelle tout de même que ce pays a une devise nationale qui mériterait d'être mentionnée plus souvent. Je me demande toutefois si ses trois composantes ne sont pas complémentaires. Peut-on avoir une réelle fraternité entre tous les citoyens de ce pays, si l'égalité n'est pas de mise?
Pour illustrer son propos, M. Sarkozy a d'ailleurs fait référence à une figure emblématique dans la lutte pour l'égalité: M. Martin Luther King.
"Si le rêve a pu changer l'Amérique, pourquoi ne permettrait-il pas aujourd'hui de changer la France ?"
Je ne suis pas sûre que le rêve de M. King se soit complétemment réalisé aujourd'hui. L'ouragan Katrina s'est chargé de révélé qu'encore aujourd'hui de grandes disparités existaient chez l'oncle Sam.
"Je vous demande de faire le rêve que le peuple français tout entier se lève pour que la fraternité ne soit plus seulement un mot gravé sur le fronton des mairies, mais une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays."
Tient en parlant d'égalité entre les hommes et les femmes, quelles sont les mesures qu'il s'engage à appliquer concernant les salaires?
Que compte-il faire pour lutter contre les violences conjugales qui causent la mort d'une femme tous les trois jours en France?
"Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d'être Français, les mêmes rêves, les mêmes ambitions (...) avec les mêmes chances et les mêmes droits".
C'est beau, non? Mais comment compte-il rendre cela possible? Quand on sait que l'adresse suffit souvent pour se voir refuser un entretien d'embauche lorsque l'on vient de certains quartiers...
Des rêves d'accord, il en faut, de la fraternité, évidemment, mais avoirs les mêmes chances et les mêmes droits c'est indispensable...
"Cette France n'a rien à voir avec la minorité qui brûle les voitures, qui agresse les gens et qui tend des embuscades aux forces de l'ordre".
On y vient, chasser le naturel et il revient au galop...
Malgré tous ses beaux discours cette France existe, pense-t-il pouvoir l'ignorer? A moins que ce dernier propos ne soit seulement une justification pour sa future politque répressive dans les quartiers de banlieue, ceux-là même qui méritent les mêmes chances et les mêmes droits.
"Je veux, si je deviens président de la République, couper tous les liens qui vous entravent et vous donner les moyens de cette liberté que j'appelle l'autonomie".
L'autonomie, nous y voilà, la politique du "démerdez-vous", la jeunesse étudiante doit être ravie, la galère, une bonne partie de celle-ci la connait, elle n'a plus qu'à se préparer à ramer plus fort...
Beaucoup de mélo dans ce discours mais le pire c'est qu'il en rajoute encore une louchée:
"J'ai suffisamment d'expérience de la vie (...) pour vous le dire avec certitude : aimer, c'est la seule chose au fond qui compte vraiment."
M. De Villepin n'est pas le seul poète politique apparemment...
"Des faiblesses, des blessures, des épreuves, je sais qu'avec la voie que je me suis choisie et l'ambition que je me suis fixée, j'en connaîtrai d'autres. Mais ce risque, pour moi, il vaut mieux que celui de ne rien vivre".
Comment passer de la poésie lyrique à quelque chose de plus épique:
"Je ne suis pas né pour subir, je suis né pour agir."
Enfin cet évènement se sera achevé avec la participation d'un certain chanteur appelé Faudel, et un concert d'un certain DJ appelé Solveig.
D'abord les profs, ensuite les jeunes, et après qui? Les homosexuels? Ah non c'est vrai, c'est l'UMP...
Désolée...

Merci,
La chroniqueuse

Partager cet article

Repost 0
Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
commenter cet article

commentaires

lecridupeuple 20/03/2007 13:01

Bonjour
Sarkozy a aussi cité Karol Woltija plus connu sous le nom d'artiste de Jean Paul 2 pour demander à la jeunesse de ne pas avoir peur.
Des Cathos aux cocos décidément le sinistre de l'intérieur comme à l'extérieur ratisse dans les grandes largeurs. De l'identité nationale (opposée à l'immigration) à la fraternité il va falloir qu'il chausse des échasses pour faire le grand écart.
Tenir et Résister 

sandrine 20/03/2007 11:36

Bonjour à tous, Ni Ségo, ni Sarko, moi j'ai décidé de voter Henri... C'est un candidat que j'ai trouvé sur le web, www.desirdhenri.fr, des gens qui devaient aussi en avoir marre et qui ont monté un site, ou plutôt un blog, présentant leur candidat virtuel. Ils sont allés jusqu'au bout de leur connerie, avec des vidéos en ligne et tout. Et comme dit Didier Super, mieux vaut en rire que de s'en foutre...

Tibo 19/03/2007 00:56

Ce type bat des records de démagogie. Entre son autonomie et son espèce de guimauve sur l'importance d'aimer c'est à pleurer.Cette semaine, il a tenu un autre meeting sur la culture...Résultat, il a complètement détourné ce mot et n'a cessé de parler de "culture de l'assistanat" comme si c'était le mal du siècle.Pourvu qu'il prenne sa râclée, comment une majorité de français peut adhérer à ce discours simpliste et perpetuellement accusateur?