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Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 11:19
J'ai découvert un nouvel écrivain intéressant, ou plutôt écrivaine comme cela est désormais autorisé, bref je pense bien avoir trouvé mon coup de coeur de l'année 2006.
Si, si...
Houda Rouane, bientôt 29 ans, lectrice de Steinbeck et de Céline, est pionne dans un collège d'une ZEP (zone d'éducation prioritaire) en Saône-et-Loire. Elle ne s'est pas lancée dans son livre Pieds-blancs pour passer à la télé mais suite à la promesse faite à un ado d'écrire une histoire s'il passait en troisième. L'histoire est devenue premier roman, envoyé par mails fragmentés à un éditeur parisien. Des 700 pages rédigées jour et nuit, en deux mois et demi de transe, ne subsiste qu'une petite moitié, qui en dit déjà beaucoup sur la vie et les états d'âme de Norah, jeune assistante d'éducation, Française d'ascendance marocaine comme l'auteur. Les «gosses rebeux» accros au Nutella, les gamines culottées comme Britney Spears, la tête des profs, le regard des autres et Allah dans tout ça... Pas facile pour Norah de vivre à une époque où «un Arabe, c'est plus un voleur. C'est un terroriste». Pour autant, et c'est le credo du livre, la France est son pays : «On a tapé l'incruste pour de bon.» «intellos pro-sionistes» sont mouchés, l'intégration vire à la «désintégration» et le devoir de mémoire apparaît comme «une foutue excuse pour regarder en arrière et pas en avant». Rouane a de l'énergie et des idées qu'elle confie, roman oblige, à ses personnages.
Ainsi Tariq Ramadan ou les «intellos pro-sionistes» sont mouchés, l'intégration vire à la «désintégration» et le devoir de mémoire apparaît comme «une foutue excuse pour regarder en arrière et pas en avant».

Houda Rouane parvient avec une aisance remarquable à extirper du quotidien de son héros toute une réflexion fine et acérée sur la société du XXIe siècle. Des formules percutantes qui font mouche, une narration “comme on parle”. Ce style n'est pas nouveau certes, ni novateur, mais peut être s'assoit-il de plus en plus comme un genre à part entière au fil du temps et des oeuvres.

Résumé du livre:
Norah Rabhan raconte son quotidien de pionne, son combat contre la violence et les préjugés, mais aussi la difficulté de vivre aujourd'hui en France lorsque l'on a grandi aux côtés de parents maghrébins, rongés par la 'nostalgie du bled'. Comment se reconstruire ici alors que sa famille, ses coutumes, sa religion viennent de là-bas. Comment être français alors qu'on est arabe né en France, c'est-à-dire 'pied-blanc' ? Ces questions parmi d'autres agitent les nombreux personnages très attachants qui entourent Norah : ses parents, son mari le Grand Turc, ses personnages très collègues du collège, sans oublier les enfants omniprésents, pétillants de vie et de verre.

Ce qu'Houda Rouane dit:
"Je voulais qu’il soit accessible aux enfants qui ne lisent pas beaucoup. Il n’y a pas de véritables chapitres mais toute une suite de petits instants et de réflexions, façon “journal intime”. On peut couper sa lecture très facilement pour la reprendre plus tard.
Je voulais faire un truc qui fasse marrer, tout en restant lucide sur une vie pas toujours très drôle. Montrer aux gosses que c’est possible, qu’il ne faut pas s’exclure. Avec ‘Pieds-blancs’, j’ai voulu faire passer une culture, faire tomber des a priori. Un jour, une élève m’a dit : “Maintenant que je te connais, je ne pourrai plus regarder un arabe comme avant, c’est plus possible.” Il y a même des lecteurs qui m’ont écrit: “Grâce à vous, je réalise que les parents arabes aiment leurs enfants.” C’est très dur de réaliser qu’il y a des gens qui ne vous humanisent même pas
.".

"On peut tout à fait se sentir français sans oublier pour autant que l’on est “quelqu’un d’autre”. Etre intégré, ce n’est plus être quelqu’un d’autre. D’où la formule “L’intégration, c’est la désintégration”. Je ne cache pas mes origines, je connais mon pays d’origine et je l’aime. Mais avec toute la lucidité que je peux avoir. C’est-à-dire, merci mon Dieu d’être née en France - pour une fille c’est terrible -, d’avoir pu bénéficier d’une éducation, d’un enseignement de qualité.
Je ne fais pas partie de ceux comme certains de nos politiques aux dents longues qui ont cru qu’ils devaient faire un choix entre leur culture d’origine et leur culture d’accueil. On demande aux gens de faire un effort pour montrer qu’ils sont français. Mais cela ne devrait pas être un effort d’être français. D’être citoyen, oui, et ça s’apprend.".


Un deuxième roman serait prévu pour la rentrée prochaine, à suivre donc...

Merci,
La chroniqueuse

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Published by La chroniqueuse - dans Arts
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commentaires

justine 12/04/2007 20:27

je ne partage pas votre enthousiasmele style est bof, l'histoire est bof, le discours de l'auteur est bofbref tout est bofdonc un livre bof

La chroniqueuse 12/04/2007 23:24

Les goûts et les couleurs...

VideoNews 09/01/2007 13:15

Bonjour. Merci pour le lien. J'ai mis votre site dans mon blogroll. Cordialement

La chroniqueuse 09/01/2007 16:40

De rien voyons, ton blog est intéressant...à bientôt

marsiho 02/01/2007 22:35

Et bien ce sera un de mes premiers livres de l'an 2007 !Tous mes voeux !

La chroniqueuse 02/01/2007 23:13

Bonne année Marsiho et merci pour ta visite!!!