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Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 10:14
Faïza Guène est une jeune écrivaine de 21 ans avec déjà deux romans à son actif. Le premier Kiffe kiffe demain  s'est vendu à plus de 230 000 exemplaires.

Surnommée la Sagan des cités par l'International Herald Tribune ou encore la Bridget Jones des cités, Faïza Guène nous décrit sa Seine-Saint-Denis mais avec une nouvelle voix, une voix optimiste. Kiffe Kiffe demain a été traduit en 24 langues, l'auteur y raconte le quotidien d’une adolescente de 15 ans.

Avec Du rêve pour les oufs, elle nous sert l'histoire d’une émigrée de 24 ans. Plus midinette éclairée que chienne de garde, Ahlème, son héroïne, habite à Ivry. Arrivée en trance à 11 ans, elle est orpheline de mère, assassinée en Algérie.

Présentation:
Ahlème a 24 ans. Elle vit à Ivry en banlieue sud avec « Le patron » (son père) et Foued, son petit frère de 13 ans. « Le patron », personnage loufoque, a perdu la boule il y a trois ans lors d'un accident de chantier où sa tête a heurté une solive.
N'ayant plus toute sa tête, dépassé par les événements, c'est un « patron » dont l'autorité repose avant tout sur Ahlème qui a fort à faire avec Foued, un vrai petit chétane (voyou). La seule chose qui le retient de ne pas collectionner les conneries (plus ou moins drôles et plus ou moins graves), c'est la surveillance de sa soeur. Le problème est qu'elle aussi a fort à faire, entre ses missions intérim (les comptages de clous chez Leroy Merlin), les files d'attente à la préfecture pour renouveler sa carte de séjour (tous les trois mois) et ses histoires d'amour foireuses (pourquoi ses copines s'entêtent-elles à lui présenter des ploucs ?). Malgré sa vigilance, elle ne peut donc empêcher longtemps son petit frère de glisser sur la mauvaise pente et va donc se défouler de plus en plus souvent chez « tantie Mariatou », professionnelle du dicton et mère par procuration. La sienne, la vraie, a été assassinée en Algérie en 1992. Depuis, la vie de Ahlème c'est donc la France, le souvenir d'un bonheur perdu et surtout l'espoir d'un bonheur à venir. Elle est encore jeune et parfois naïve mais, souvent, elle a l'impression d'avoir vécu mille vies. Sans doute un effet des délires du « Patron » et du déluge de galères? Ainsi, elle apprend un matin que, suite à ses démêlés judiciaires, Foued est menacé d'expulsion. Certains auraient baissé les bras et arrêté de rire. Mais pas elle. Car, comme dit Tantie Mariatou : « On a beau couper la queue du lézard, elle repousse toujours. ».

Faïza Guène est aussi l'auteur de courts métrages :
RTT, Rumeurs (2002), Rien que des mots (2004) ainsi que dans le documentaire Mémoires du 17 octobre 61 (2002).

Citations:
« Le milieu dans lequel on évolue conditionne nos ambitions et même nos rêves. Est-il normal que le service municipal de la jeunesse ne propose aux jeunes que des films sur les quartiers ou alors les grosses machines telles que l’Arme fatale, en supposant qu’a priori on est censé aimer ? Pourquoi ne pas nous faire découvrir Almodovar ? Moi, quand j’ai vu ses réalisations, j’ai pris des claques. Apportez-nous des films qui nous ouvrent l’esprit ! ».

" Ce sera une révolte intelligente, sans aucune violence, où on se soulèvera pour être reconnus, tous. Y a pas que le rap ou le foot, dans la vie. Comme Rimbaud, on portera en nous "le sanglot des Infâmes, la clameur des Maudits". ".

Et en plus elle cite Rimbaud, je sais pas vous,  mais moi j'ai hate de lire son prochain roman...
Merci,
La chroniqueuse

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Published by La chroniqueuse - dans Arts
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commentaires

Erasme de Metz 06/11/2006 12:46

Je suis en train de lire le duxième livre, c'est très agréable, ce qui surprend, c'est le mélange d'une écriture classique avec des accélérations ou des mots très actuels

La chroniqueuse 06/11/2006 13:05

Je trouve cette jeune fille fascinante, en effet elle est si jeune et si mature et cela se ressent dans son écriture.Je suis très heureuse de te retrouver Erasme.:o)

DJ Junk 06/11/2006 12:27

Cela donne envie effectivement de la lire, je suis sûr que son roman est truculent et inventif. Je l'ai vu à la TV (la matinale de Canal plus) et elle "passe" super bien parce qu'elle est naturelle, tout simplement.

La chroniqueuse 06/11/2006 12:58

Coucou!!! Comment vas-tu mon ami?En effet son naturel est appréciable, j'aime son humour surtout...

Professeur Couillon 06/11/2006 01:09

Chapeau pour les traducteurs de Kiffe Kiffe demain, écrit dans une langue tellement particulière que c'est un exploit d'en saisir toutes les spécificités lexicales pour un locuteur non natif (même pour un francophone de naissance, c'est parfois surprenant) et d'en rendre toute la saveur dans une langue autre qui, pour avoir forcément quelque chose comme un parler populaire, n'a pas nécessairement d'équivalent de ce langage là. Je n'ai pas encore lu le deuxième roman, mais avec Kiffe Kiffe demain, Faïza Guène a fait une entrée remarquée et remarquable dans la littérature française. Je pense qu'elle va encore faire du chemin, et probablement se bonifier.