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La Chroniqueuse est ravie de vous accueillir sur ce blog, n'hésitez pas vous aussi à participer en laissant vos commentaires!!!

Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 09:29
Deux policiers marseillais ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel début octobre.
Ces deux fonctionnaires de la Sûreté départementale de Marseille ont été suspendus par leur hiérarchie en attendant  leur procès qui a eu lieu hier.

L'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a permis d'établir qu'ils avaient interpellé sur la voie publique, le 17 décembre dernier, à Marseille, un vendeur de produits de contrefaçon.

L'issue du procès:

Trois ans de prison dont un an ferme : c'est la peine prononcée pour « violences graves » par le tribunal correctionnel. Ils ont également été condamnés à l'interdiction définitive d'exercer le métier de policier et à l'interdiction de porter une arme durant cinq ans.

Le procureur avait requis trois ans de prison dont dix-huit mois ferme. Les prévenus ont été reconnus coupables d'avoir roué de coups un vendeur de parfums à la sauvette au cours de son audition à l'Evêché, après son arrestation à Noailles (1er).

La présidente du tribunal est revenue en détail sur les faits:

Un des brigadiers, présenté comme un « pilier des stups », a frappé la victime, d'origine algérienne, lui a placé le canon de son arme dans la bouche en lui répétant « je vais te tuer, je vais te tuer » et lui a fait porter le drapeau tricolore sur ses épaules. Son collègue aurait pris des photos avec un téléphone portable.

Des faits reconnus en partie par les prévenus. « J'ai perdu les pédales », a avoué l'un d'eux.

il faut vraiment "perdre les pédales" pour se livrer à une mise en scène absurde, en faisant usage d'une arme dans une salle d'interrogataoire, porter des coups sur le gardé à vue et l'humilier, sans compter les propos racistes à son encontre histoire d'assaisonner le tout.

Vivement que des caméras soient présentes dans les commissariats de France!

Merci,

La chroniqueuse.

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Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
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commentaires

Dom 27/10/2006 18:08

J'en profite pour te signaler ce blog d'une flic qui raconte, sans concession son métier qu'elle exerce sur la région parisienne.
Notamment cet article :
http://police.etc.over-blog.net/article-3200777.html
Humoristique certes, mais surtout édifiant.
 

Professeur Couillon 26/10/2006 01:33

Vu le descriptif des faits, il s'agit d'actes de torture, ce qui explique la sévérité de la peine. Que l'info filtre ici, tant mieux : ce n'est pas à la télé qu'on la verra !Pétage de plomb ou pas, si la police veut être respectée, ce qui serait préférable pour le bon fonctionnement de notre démocratie, il faudra qu'elle soit respectable et respectueuse. Tout dérapage doit être évité.Je reste cependant plus réservé sur les caméras. La présence d'un avocat  pendant les interrogatoires dès la signification d'une garde à vue me paraît une piste également intéressante à étudier. Avant la garde à vue (simple interrogatoire), ce pourrait être une personne assermentée, représentante du procureur, donc indépendante et de la police et de l'enquête ? Son rôle serait seulement de vérifier la conformité des procédures.Question à méditer.

DJ Jong 25/10/2006 12:46

Tristement banal, hélas...