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Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 09:48

L'évacuation du squat de Cachan ne sera pas passée inaperçue, depuis des familles entières et REGULARISEES attendent un logement décent et sécurisé.

Ce qui m'a d'abord troublée le jour de l'évacuation, c'est le nombre de journalistes présents. Mme Royal a d'ailleurs donner son avis sur la question :  

"Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France".

Je suis assez d'accord avec cela. Etait-ce le scoop de l'année? Les présentateurs des JT se gausaient presque de voir fermer le plus grand squat de France. Et toujours ce zoom sur les petits enfants perdus qui s'accrochent avec toute leur force à la main de leur mère ou de leur père. Bref, on aurait pu avoir, encore une fois, un traitement de l'information plus...classe?

Revenons tout de même sur l'affaire, en 2003, M. Le Bouillonnec, maire de Cachan et député du Val de Marne, avait alerté les autorités sur l'insalubrité des locaux de la cité U afin que des mesures soient prises.

"J'ai pris l'initiative, en septembre 2003, d'alerter les autorités concernées (Préfet, Recteur et direction du CROUS), pour que des solutions appropriées soient mises en oeuvre."

"Le rectorat de Créteil a saisi la justice et une ordonnance d'expulsion a été rendue par le tribunal administratif en avril 2004."

Depuis le maire se justifie :

"Nous regrettons donc qu'après la tentative interrompue d'évacuation étage par étage, "protocole d'évacuation concertée" n'est pas été signé. Cette dernière solution, à laquelle j'avais accepté d'apporter ma signature, nous semblait offrir les garanties de la plus large prise en compte des intérêts des personnes concernées."

En fait, il y avait différentes manières de gérer le problème, une plutôt douce, à base de concertation et de volontariat et l'autre un peu plus brusque, celle qui l'a emporté aux yeux du gouvernement.

Certains squatteurs décident donc de boycotter les chambres d'hotel proposées par la prefecture et ont été invités à se réfugier dans le gymnase de Cachan après avoir passé deux nuits dehors.

Le 18 août :

"Les négociations entre les représentants des squatteurs et les services de la Préfecture étant dans l'impasse, la Ville de Cachan a décidé de mettre à disposition, à 20 heures ce soir, dans un souci humanitaire, le gymnase Belle Image, afin que les personnes évacuées du squat puissent dormir à l'abri.

Cette solution est bien entendu provisoire."

Aujourd'hui les familles se trouvent toujours dans le gymnase. les discussions sont officiellement encore en cours.

"Au cours de ces discussions, le Maire et les délégués des squatteurs ont examiné les propositions formulées par la Préfecture concernant l'hébergement des occupants et l'application des dispositifs relatifs au logement et à l'examen des titres de séjour.

Indépendamment de ces  deux points, qui relèvent de la compétence exclusive de l'Etat, la discussion a porté sur des propositions spécifiques à l'aide alimentaire offerte par le Conseil général du Val-de-Marne aux hébergés après leur départ du gymnase et à la mise en place d'une cellule de suivi permettant l'accompagnement de chaque personne dans les dispositifs de relogement et l'examen des situations."

Ce qui pose problème aux élus de Cachan, c'est le désengagement clair de l'état dans cette affaire.

Attendons donc de voir ce que l'avenir réserve à ces familles qui ne demandent que le minimum vital exigé par nous tous, des logements à leur portée dans lesquels leurs enfants pourraient grandir en toute sécurité.

Le fait est que les médias en parlent de moins en moins, l'effet du sensationnel passé, ils préfèrent nous rappeler tous les jours que la rentrée approche ou qu'elle a déjà eu lieu pour certains et qu'il faut absolument acheter des fournitures scolaires...Du vrai scoop quoi...

 

Merci,

La chroniqueuse

 

 

 

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Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
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commentaires

Serieux 10/09/2006 13:48

. Le contraste est toujours saisissant entre les allogènes guillerets, victimes de "discrimination(s)" qui portent chaussures et vêtements neufs et les clochards (des Français de souche pour la plupart) en guenilles et en mauvaise santé. "Un toit pour tous" signifie un toit pour les allogènes dans les faits. Les bobos qui s'imaginent que l'élite du pays ne leur réservera jamais le même sort se trompent.

Dom 04/09/2006 19:00

L'égalité est un principe auquel j'adhère entièrement.Il me parait impératif que ces personnes soient logées et aient les mêmes droits que tous. On est bien d'accord là dessus.Encore une fois, parmi les squatteurs de Cachan (et non pas les personnes qui sont dans le gymnase), tous ne sont pas dans la légalité.Pour ceux qui sont dans le gymnase actuellement, il est plus qu'urgent de trouver des solutions, qui comme toutes les solutions trouvées jusque maintenant  ne seront prises que dans l'urgence, et ne règleront rien.Pour les autres, les 54% contrôlés lors de l'évacuation et qui étaient en situation irrégulière, que faire ? les régulariser tous ?

Marius 04/09/2006 14:35

Bon faisons un point: comment des gens qui vivent dans l'illégalité dans notre pays peuvent se permettre de lancer des manifestations comme ça ? Pire encore, comment peut-il exister des syndicats qui les défendent ?! On y retrouve là dedans le MRAP (oops j'ai gerbé sur le clavier), la LCR, le PCF ... toujours les mêmes me direz-vous ! Ben oui mais chut, faut pas le dire, certains n'ont toujours pas remarqué !! Allez ! Tous dehors bordel ! Vous rentrerez au cas par cas, où et quand on le souhaitera ! C'est incroyable ça, nous forcer à les accepter, à les intégrer, à les nourrir, mais c'est de la folie ! On ne leur a rien demandé à ces gens nous, alors avant qu'on commence à s'énerver et qu'on deviennent méchants, cassez-vous de ce pays qui n'a jamais été le votre et qui ne vous a jamais demandé entrer !

La chroniqueuse 04/09/2006 17:35

Encore un qui n'a pas lu l'article, les squatteurs de Cachan  ont des cartes de séjour, ils sont dans la légalité!!!60 d'entre eux étaient en effet clandestins et ils sont sur le point d'être expulsés....Ils ne sont pas dans le fameux gymnase...Lire avant de commenter est fortement conseillé, à moins que ce ne soit pas dans tes aptitudes...

B. 02/09/2006 09:55

Du commentaire n°4 de Dom : « C'est là que je ne suis pas d'accord, bien évidemment le problème humain reste entier, mais je ne vois pas au nom de quel droit exiger des papiers. ». La question est rhétorique ; mais elle mérite d’être prise comme une véritable – la véritable – question : de quel droit exiger des papiers ?
 

Car le problème n’est pas humain : c’est justement ce dont se nourrit la société du spectacle, la société télé-réalité, société qui doit reproduire indéfiniment de telles situations dramatiques pour alimenter le spectacle (et d’abord les journaux télé). Le problème est politique, et tourne autour de la question des droits.
 

La réponse pourrait être : EGALITE, valeur essentielle de la république française. Egalité à la naissance ? (tous naissent libres et égaux…). Egalité des travailleurs ? (à travail égal droits égaux ?). A chacun de fonder le principe d’égalité comme il le comprend ; à condition de le mettre en application ici et maintenant. Ou alors renonçons explicitement au principe d’égalité.

La chroniqueuse 03/09/2006 10:30

Merci pour la pertinence de tes commentaires...

B. 01/09/2006 22:49

  Ce qui me frappe le plus, c’est la présence des télévisions. Dans
la Rome
antique, on faisait spectacle en jetant de pauvres bougres dans l’arène où ils se faisaient tuer ; à Cachan, on filme nos expulsés aux prises avec la police : l’inspiration est au même niveau…
 

  Y avait-il réellement « différentes manières de gérer le problème » ? Je ne crois pas : la société du spectacle a ses exigences, ses lois. (Il y aurait à relire le livre de Debord – livre vieilli dans sa forme, mais dont la clairvoyance est hélas chaque jour confirmée par l’expérience). C’est sans doute la première illusion à perdre : nous ne sommes pas libres, dès lors que nous acceptons si peu que ce soit de jouer le jeu du spectacle.