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Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 10:04

M. De Villepin s'est vu retirer la garde de son bébé, le CPE qui soit dit en passant serait bien mourant, au profit de qui ? Vous le savez!

Bien sûr, celui qui est aux aguêts 24 heures sur 24 dans les média, celui qui promet une France plus juste, avec une immigration choisie,  un dépistage de la délinquance dès trois ans,  une éducation régressive, etc.

C'est bien de M. Sarkozy dont il s'agit ici!

L'article publié ce matin par le Figaro est très intéressant à ce sujet. Le journaliste ne tourne pas autour du pot et nous raconte "l'auto-intronisation" du petit nicolas ce week end.

"L'AUTO-INTRONISATION de Nicolas Sarkozy sur le perron de Matignon, samedi, a clos officiellement son bras de fer avec Dominique de Villepin."

 

Nous avons donc enfin un vainqueur. M. Sarkozy sera le candidat de l'UMP pour les présidentielles de 2007, quelle surprise!

Il prend donc les choses en main :

"Dès samedi, Nicolas Sarkozy a appelé Bruno Julliard (Unef), François Chérèque (CFDT), Jacques Voisin (CFTC), Jean-Louis Walter (CFE-CGC) et Jean-Claude Mailly (FO)."

Le lendemain de l'allocution au combien enrichissante du président de la république, les choses étaient fixées, le ministre de l'intérieur n'aura par conséquent aucun scrupule à raser la loi de son supérieur hiérarchique. L'un de ses sujets, Patrick Devedjian, s'est d'ailleurs empressé de déclarer :

«C'est terminé, c'est la fin du CPE ! Il va y avoir enfin un vrai débat parlementaire et un vrai dialogue avec les partenaires sociaux. Cela se terminera par une abrogation et sans doute un texte consensuel qui traitera le fond du problème, le chômage des jeunes».

François Chérèque (CFDT) : "On sent bien que notre interlocuteur n'est plus le premier ministre mais les députés UMP, et le patron des parlementaires UMP, c'est Nicolas Sarkozy». 

«Le CPE est mort, mais il faut encore l'enterrer» déclare encore un député sarkozyste anonyme.

M. Sarkozy joue donc le jeu, il aime les syndicats, les jeunes, alors il va être celui qui va sortir la France de cette crise.

L'un de ses sbires n'y va pas avec le dos de la cuillère :

«Chérèque n'est pas un excité. S'il a demandé l'abrogation, c'est qu'il pense qu'il faut en passer par là

Nous avons bien affaire à une hypocrisie phénoménale, si M. Sarkozy s'était opposé dès le départ au CPE, celui-ci n'aurait pas été voté au parlement par la majorité de l'UMP.

N'oublions surtout pas sa part de responsabilité!

Il essaye de se donner le beau rôle aujourd'hui, mais la jeunesse et tous les citoyens de France ne doivent pas être dupes. Il a contribué à l'existence de cette crise, et si son parti recule, c'est parce que la rue l'y a obligé!

Si les sondages nous avaient dit que 83 % des Français étaient pour le CPE et non contre, il est évident que c'est M. De Villepin qui aurait amassé les lauriers que le ministre de l'intérieur exhibe fièrement par le biais de ses sous-fifres!

Merci,

La chroniqueuse

 

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Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
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commentaires

Henri 07/04/2006 22:55

Le Contrat Première Embauche, qui n’est finalement qu’une mesure de très petite ampleur, a engendré une crise sociale et politique grave. Il sert donc en réalité d’étendard pour une foule de contestataires aux motivations variées. Ainsi, dans ce qui est appelé abusivement, et c’est là encore un victoire dialectique de la Gauche, « le mouvement étudiant », on peut parfois trouver une très légitime inquiétude face à la précarité et au chômage générés par le système français. On trouve aussi, comme toujours, un certain nombre de lycéens et étudiants heureux d’échapper à leurs cours, suivant leurs copains pour les uns ou une agitatrice gauchiste bien faite de sa personne pour les autres, se délectant de la sensation d’être des rebelles (voire, pour les moins pacifiques, de cette montée d’adrénaline accompagnant le face-à-face avec les CRS). Comme trop souvent, une masse de jeunes sans culture, ni esprit critique, et encore moins de connaissances politiques, se retrouve cornaquée par une très petite minorité d’activistes d’extrême-gauche récupérant un malaise justifié. Reconnaissons à ces derniers le mérite d’une certaine efficacité : malgré un nombre très réduit, ils arrivent à imposer leur volonté (blocage des facultés) contre la majorité des étudiants, puis à déclencher une crise sociale déstabilisant le gouvernement.

Le Patriote 06/04/2006 23:32

Voilà notre pays dans une position peu commune : un Président élu avec 82% des voix il y a quatre ans seulement et totalement rejeté aujourd’hui, un Premier ministre désavoué par le précédent mais qui ne démissionne pas, un ministre de l’Intérieur érigé en « Sauveur es-compromis » et qui ne peut donc plus assurer la répression, un parti gouvernemental opposé maintenant au CPE après l’avoir voté… Si cela n’est pas une débandade, c’est au moins une crise de régime digne de la IIIe République. En face, cela ne vaut guère mieux : des syndicats minoritaires dans le pays, mais « représentatifs » et jusqu’auboutistes ; des manifestations, paraît-il, de plus en plus importantes, mais une grève générale proche de l’échec cuisant ; une gauche sans porte-parole, mais qui donne dans la surenchère la plus démagogique. Quant aux motivations des jeunes manifestants, il suffit de se reporter au sondage effectué à la fac de Jussieu où une majorité des étudiants interrogés déclarent vouloir devenir…enseignants, c’est-à-dire fonctionnaires, pour comprendre le niveau de cette génération, alors que la France manque cruellement d’ingénieurs, d’entrepreneurs, de décideurs ! Ne cherchez pas le rapport avec le CPE, car il n’y en a pas.

Marius 05/04/2006 20:08

Comment faire céder le gouvernement ? C'est la question que se posent ceux qui organisent le mouvement de fronde contre le CPE. De quelles armes disposent-ils pour contraindre l'adversaire à capituler ? De quoi se compose leur arsenal ? Il y a d'abord la manifestation. La plus massive possible. L'idéal serait qu'elle le soit tellement qu'ils puissent affirmer que la majorité est dans la rue. Seulement voilà, même deux millions de personnes ne font pas une majorité dans un pays de 63 millions d'habitants. La manif, c'est la stratégie du matou qui fait le gros dos, marche en crabe en hérissant sa fourrure pour convaincre son adversaire qu'il n'y a pas plus couillu que lui. Mais si l'autre en face reste de marbre et campe sur sa position, il lui faut choisir : s'en retourner, l'air désinvolte vers son assiette de croquettes ou passer à l'étape supérieure. Vient alors la menace du blocage général. Faire sentir à l'adversaire l'étendue de son pouvoir en paralysant le pays. Le déplacement des hommes, des femmes et des marchandises est au cœur du fonctionnement de notre société. Tout va alors reposer sur la mobilisation de ces damnés de la terre que sont les camarades qui travaillent dans le secteur des transports. Plus de train, plus de métro, plus de RER, plus d'avion. Plus rien ne bouge. La fourmilière cesse de fourmiller. Le rêve syndicaliste, le cauchemar gouvernemental. Seulement voilà, il n'est pas certain que les conducteurs de train ou de métro, les aiguilleurs du ciel bien à l'abri derrière leurs statuts acceptent de jouer le rôle principal dans cette évocation mélodramatique du grand soir. Qu'ils rechignent un tant soit peu et l'affaire est compromise. Décidément, on ne peut plus compter sur les travailleurs. Heureusement qu'il reste encore de bons petits gars qui n'ont rien à perdre vu qu'ils sont censés ne rien posséder, hormis leur jeunesse fougueuse et combattive. Jadis on les désignait sous l'épithète générique et peu flatteuse de lumpen prolétariat. Aujourd'hui, on dit casseurs. Expression qui se passe de commentaire.

enzo d'aviolo 05/04/2006 19:28

connaitre est un bien grand mot! disons que nous sommes croisés sur un site anti ségolène Royal dont il est un grand fan au sens le plus pueril du terme! l'ayant remis à sa place puis modéré sur mon site, il est effectivement un peu aigri et sait pertinement que je dirais ce que j'ai à dire sur marie-ségolène royal!
voilà pour les précisions.
amicalement

enzo d'aviolo 05/04/2006 10:26

ah bah après les libéraux, v'là que tu attires les démocrates chrétiens bien pensant.
tu n'es décidément pas vernie!!
En plus celui-là, il est sacrément atteint et plein d'aigreur quand il s'agit de critiquer son idole!
je te dis, la modération......je ne vois que cela.
courage.

La chroniqueuse 05/04/2006 12:58

Je le connaissais pas celui là...
Mais lui à l'air de te connaitre...