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Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 16:30

Je regardais innocemment la télévision hier soir, et devant la médiocrité des programmes j'ai finalement arrêté mon choix sur la deuxième chaine. j'ai alors été surprise de voir qu'un téléfilm sur l'égalité des chances était en diffusion, et ce le même jour ou m. Borloo et m. Begag nous ont fait part de leur fameux plan. Coïncidence?

J'en doute fort, pour ceux qui ne le savent pas, m. Begag avait déjà écrit le scénario d'un téléfilm diffusé sur cette même chaine il y a quelques mois dont le thème avait été l'immigration clandestine.

France 2 travaille-t-elle donc pour le gouvernement actuel? 

En tout cas, l'histoire du petit film d'hier était assez... Disons que c'était assez frais malgrès l'amateurisme habituel des productions audiovisuelles françaises.

L'histoire des jeunes isuus de la banlieue tentant leur chance à  sciences po, Paris. Tout cela  grâce au fameux concours d'entrée pour les bons élèves des ZEPs.

L'héroïne, est une jeune française d'origine pakistanaise, qui peu à peu va réussir à surmonter tous les obstacles sur sa route.

Tout cela biensûr est très mélodrame, une histoire d'amour impossible, un étudiant prétentieux qui apparaissait comme un mini-Sarkozy et qu'il fallait vaincre parce qu'il était trop méchant.

En tout cas, l'utopie se battait pour exister. Hélas, le principal problème dans ce cas de figure n'a pas vraiment été traité.

Comment faire ses études à Paris quand on a grandi dans un HLM? Le loyer est exhorbitant, il ne faut donc pas tenter sa chance quand on habite trop loin, la bourse d'enseignement supérieur à l'échelon maximum n'est que de 480 euros.

Comment acheter les livres, avoir accès à un ordinateur..?

Tout ceci n'est apparu que vaguement, soutenant encore la fameuse idéologie de droite:

"quand on veut, on peut!"

Ceci dit, le point fort, était quand même de souligner l'importance de l'effort que tout le monde doit fournir pour qu'un jour le fossé se réduise,...

Sur ce, ne regardez pas trop la télé tout de même!

Merci,

La chroniqueuse

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Published by La chroniqueuse - dans Mes chroniques
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commentaires

Machin 14/01/2006 21:51

Ce téléfilm fut un monument de propagande pour nous vendre la discrimination positive.

Les deux jeunes héros étrangers ont bien évidemment toutes les vertus, quant au étudiants français blancs, il sont bien évidemment tous de méchants racistes.
Le réalisateur a vraiment fait très fort. Il n'a pas trouvé le moyen de rendre sympathique un seul étudiant blanc, en les présentant tous comme d'odieux fils à papa qui sont arrivés à science-po par pistonnage. Une seule fille blanche, qui ne travaille pas beaucoup, se prend d'amitié pour la jeune heroïne musulmane, mais c'est pour l'exploiter en s'accaparant son travail dans un exposé qu'elles sont censées faire à deux. J'imagine qu'il s'agit là de dénoncer l'instinct colonisateur dont ces "sales blancs" n'arrivent décidement pas à se défaire.
Autre élément odieux, qui confine au racisme anti-blanc : la jeune étudiante musulmane est pudique et disciplinée, elle ne se laisse pas toucher comme ca, alors que l'étudiante "de souche" n'a qu'une idée en tête : aller aguicher ces étudiants arabes fraîchement arrivés pour coucher avec eux... Plus loin, dans le film, on la voit aider l'étudiante musulmane dans un déménagement grâce à deux grands Noirs dont elle précise qu'ils sont "deux histoires de cul d'un soir". On la voit même emmener un étudiant musulman arabe et l'heroïne pakistanaine dans un magasin de lingerie feminine, conseillant à cette dernière de porter des strings. La pakistanaise, evidemment, refuse de ceder aux moeurs de cet Occident décadent. On la voit encore tentant de coucher avec le jeune arabe dans un jaccuzi pendant que la pakistanaise travaille sur l'exposé dans la pièce d'à côté. Le réalisateur se fait ouvertement le porte parole du cliché raciste d'après lesquelles les blanches, les céfrans, sont des filles faciles, qui couchent avec tout le monde et que l'on peut faire "tourner", cliché qui circule beaucoup dans le rap français (cf. le clip de Monsieur R sur la France, cette "garce qu'il faut baiser jusqu'à l'épuiser", représentée par deux femmes blanches nues entourées par une dizaine de Noirs aux intentions explicites).
De plus, parmi les deux héros du film :
- le jeune arabe musulman représente l'intégration "à la française", choisit de s'intégrer, d'aller discuter avec les étudiants blancs, de sortir avec une "de souche", d'aller dans leurs soirées, de s'habiller comme les "de souche" : résultat, il échoue à science-po et finit par abandonner sans même passer l'oral de fin d'année.
- la jeune pakistanaise musulmane, elle représente la voie communatariste, elle refuse de s'intégrer, elle explique à son ami arabe qu'il ne doit pas aller parler avec les autres, qu'ils n'ont rien à leur dire. Elle n'adoptera pas les moeurs des "de souche", restera prude et vierge contrairement aux étudiantes "de souche" qui sont toutes présentées comme des salopes, elle continuera à s'habiller de manière pakistanaise : résultat, elle passe l'oral de fin d'année et le reussi en tirant un sujet sur la décolonisation, et en faisant la morale au jury en leur expliquant que l'Occident a trop fait le fier, mais qu'aujourd'hui il a la gueule de bois, et qu'il ferait mieux d'accepter cette richesse que ses anciens colonisés peuvent lui apporter...
Le réalisateur a clairement choisi son camps.

La chroniqueuse 15/01/2006 10:00

oui, bon machin, sur de nombreuses choses je suis assez d'accord, mais attention :
"Les deux jeunes héros étrangers ont bien évidemment toutes les vertus"
Premièrement, si tu as bien suivi, ils sont français tous les deux, elle d'origine Pakistanaise et lui algérienne. Il revendiquent tous deux cela, elle même dit qu'elle originaire de la Courneuve quand on lui pose la question. Le jeune héros n'a pas toutes les vertus il ment sans cesse, et se drogue... si ça c'est vertueux...
"La pakistanaise, evidemment, refuse de ceder aux moeurs de cet Occident décadent"
Je crois que le réalisateur a voulu montré que l'émancipation est une chose longue et douloureuse. Tout au long du film elle s'éprend de son camarade et se laisse embrasser au fur et a mesure qu'elle a confiance en elle, sans se sentir coupable de trahir ses parents. Je suis désolée mais c'est assez bien explicité de ce point de vue là...
"la jeune pakistanaise musulmane, elle représente la voie communatariste, elle refuse de s'intégrer, elle explique à son ami arabe qu'il ne doit pas aller parler avec les autres, qu'ils n'ont rien à leur dire."
Ce qu'elle vit mal c'est la différence sociale, je ne connais le monde de science po, mais des snobs il y en a partout... de toute façon lui il essaye tout autant de la convaincre en disant qu'ils sont sympas et sont ses amis. Tiens je me demande qui a réalisé ce téléfilm...
Alors oui par contre le sujet sur la décolonisation, ça c'était gros !
C'est vrai que l'image de la Française aurait du être moins exubérante, on reste beaucoup dans les clichés, mais des deux côtés. Qui sait comment vivent les pakistans en France?
 
 

DJ jUNG 12/01/2006 18:38

Pour l'hypothèse d'un concours de circonstance, je doute également. Les médias sont les premiers relais de la soupe idéologique officielle, c'est le fameux service public... de la propagande. France 2 fait une cour éhontée à Sarkozy et ses sbires, comme elle faisait avec le gouvernement précédent. Triste contradiction du journaliste fonctionnaire. Il doit servir le pouvoir en place là où sa mission était normalement de servir son auditoire.

La chroniqueuse 13/01/2006 09:04

il faut donc arrêter de regarder la télévison!