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La Chroniqueuse est ravie de vous accueillir sur ce blog, n'hésitez pas vous aussi à participer en laissant vos commentaires!!!

Je n'ai plus le temps d'écrire mais, je dépose des articles, en donnant leurs sources bien sûr, pour garder le fil d'une actualité riche malheureusement...

 

Musiques d'accompagnement :



Citation:

Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante

Stéphane Hessel



 
25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 11:36

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire. Voici quelques propos tenus par le "philosophe" Alain Finkielkraut au journal israëlien Haaretz au sujet des émeutes et qui ont  été retranscris dans le Monde du 23/11:

Alain Finkielkraut

"Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux."

"On change l'enseignement de l'histoire coloniale et de l'esclavage. Désormais, on enseigne qu'ils furent uniquement négatifs, et non que le projet colonial entendait éduquer et amener la culture aux sauvages"


Personnellement, dire qu'il y avait du bon dans la colonisation me choque, l'emploi du mot "sauvage" est particulièrement politiquement incorrecte, quand à l'esclavage, bah oui que du positif...

 Avant la colonisation, les pays d'Afrique avaient leurs propres civilisations, cultures et moeurs, ne l'oublions pas.

"Qu'a fait ce pays aux Africains? Que du bien."

"Ils disent : "je ne suis pas Français, je vis en france et en plus ma situation économique est difficile."Mais personne ne les retient ici de force."

No comment.( Je suis effarée...)

Le vent s'est malgré tout mis à tourner car ce matin le philosophe a décidé de faire un mea culpa. Comment peut on croire à ses explications, ses excuses alors que ces propos sont vrais et sont bien de lui!

"Je recherche la vérité (...) et parfois pour trouver le vrai, je crois devoir déchirer le rideau des discours convenus. Je le fais au risque de me tromper; au risque aussi de susciter pour le peu de vérité que je découvre des haines inexpiables".

Convaincant, non?

"il faut prendre acte d'une haine extrêmement violente et ne pas répondre à cette haine en disant 'nous sommes haïssables'":

"la grande difficulté d'aujourd'hui c'est intégrer des gens qui n'aiment pas la France dans une France qui ne s'aime pas même si l'intégration, bien sûr, doit rester notre but".

Bien sûr...

Merci

La chroniqueuse

Mais qui est-ce au fait ?

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus:

Biographie succinte : (encyclopédie de l'AGORA)

Né en 1949, à Paris, Alain Finkielkraut est le fils unique d'un maroquinier juif polonais déporté à Auschwitz. En 1987, La défaite de la pensée marque le début de sa critique de «la barbarie du monde moderne», qui se déploie volontiers dans l'horizon de pensée de Hannah Arendt. Enseignant la philosophie à l'École polytechnique, il n'a cessé d'intervenir dans les débats contemporains, étant ainsi un des premiers à s'opposer à la grande Serbie (Comment peut-on être croate?, 1992).

«Finkielkraut aurait pu être une sorte de BHL ou de Sollers, un intellectuel épousant les modes et les mots d’ordre d’une société extatique et extasiée. Il a choisi l’inconfort intellectuel en devenant un anti-penseur officiel qui prend à rebrousse-poil l’individualisme narcissique des nomades sympas et des déracinés volontaires. Se référant à des maîtres -
Hannah Arendt, Péguy, Levinas, Kundera - auxquels il ne cesse de reconnaître ses dettes, il dissipe les fausses évidences propagées par l’air du temps. Place à l’interrogation et à la précieuse vertu d’inquiétude à ne pas confondre avec la “vigilance” du droit-de-l’hommiste déchaîné.» (Christian Authier, «Alain Finkielkraut ou ce présent qui ne passe pas», L'Opinion indépendante, no 2510, 10 mai 2002)

 

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Published by chroniqueuse - dans Mes chroniques
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commentaires

NONO 25/11/2005 16:18

Ce n'est pas le philosophe qui parle mais le juif.

chroniqueuse 28/11/2005 14:48

Je ne comprends pas en effet qu'un homme qi a un CV pareil s'abaisse à de telles degrès de mépris. L'objectivité n'est pas présente dans son analyse même s'il se place comme un pseudo expert. Je pense que les seules personnes pouvant être interrogées sur ce sujet sont les sociologues qui se basent sur des travaux.